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 Ca fait un bail - Némésis Rogue

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Regulus A. Black
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MessageSujet: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Jeu 14 Juin - 11:40

Cette époque était tout aussi décevante que l'autre. Les gens étaient méfiants, cachotiers, inquisiteurs, bref l'ambiance n'est pas vraiment propice pour faire de nouvelles amitiés. Tant mieux, je ne serais pas le plus déboussolé en me retrouvant seul.
Et c'est seul que je me promène dans ce château qui est devenu ma deuxième maison. Je sais que j'ai toujours pensé venir ici simplement pour répondre à la demande de mes parents et que contrairement aux autres et notamment mon grand frère, la vue de ce château ne me fait rien. Mais il faut admettre que je ne suis pas détaché de tout sentiment envers ce lieu où j'ai passé et passerais la plupart de ma jeunesse. Ce ne sont pas les pierres ou les dalles poussiéreuses qui m'émouvront, mais je suis quand même heureux de constaté qu'en 1993, peu de choses ont changé.
Par exemple, la galerie des Portraits demeurait silencieusement agitée et vide de monde en ce calme début de soirée. Main dans les poches, j'observe avec un sourire les tableaux que je reconnais et découvre de nouveaux, sûrement rajoutés après 1976. La rumeur de leurs petites conversations picturales me font sourire. Bizarrement, je me sens beaucoup moins mal à l'aise lorsque les tableaux chuchotent. Je sais qu'eux n'ont pas pour passe temps de me casser du sucre sur le dos ou se moquer de moi. Non, eux ont leurs propres soucis dans leur tableaux.
Dix-sept ans plus tard, le vieux maréchal semble toujours à la recherche de sa cane dans l'atelier de la laitière et cette dernière l'aide toujours sans se douter que le petit vicelard est plus intéressé par sa croupe que par son morceau de bois. La grand-mère dans son fauteuil semble un peu moins seule qu'en 1976 cependant. Elle n'a pas abandonné son tricot, mais un petit chat gris peut maintenant profiter de ses talents. Arborant une écharpe, un bonnet et des petites moufles, il ronronne de bonheur. Il a l'air plus clair, moins flou que la vieille dame, peut-être vient-il d'un tableau plus récent.

"Par Merlin ! Mais ne serait-ce pas... Ne serait-ce pas..."

"Regulus Arcturus Black, madame."

Je l'aide un peu la pauvre mamie, mais je suis tout de même surprit que celle-ci se souvienne encore de moi. Les tableaux ne vieillissent pas, mais ce personnage là à été inscrit dans une vieillesse déjà avancé. La saluant avec respect, je souris pour lui montrer que je suis heureux de la rencontrer à nouveau et qu'elle se souvienne de moi. Pour moi, pas plus de deux semaines étaient passés depuis que l'ont s'était parlé, mais pour elle, 17 ans nous séparait de cette dernière discussion sur la lisière perlée double.
Elle me dévisage, perplexe et surprise et je m'étonne qu'elle n'ait pas entendu parlé des élèves de 1976 ayant débarqué pour cette nouvelle année à Poudlard. Ici, les murs ont des oreilles mais aussi des centaines de petites bouches peintes pour rapporter les rumeurs et les ragots. Mamie serait-elle sourde d'oreille ?

"Un sort m'a projeté avec d'autres élèves de 1976 à cette époque-ci."

"M-mais je croyais que c'était seulement des élèves de 7ème année. Tu aurais dû venir me voir plus tôt ! Je suis heureuse de te revoir mon petit."

"Oui, ça s'est passé lors d'une soirée de 6ème années et ils sont maintenant en 7ème. J'étais seulement au mauvais endroit au mauvais moment. Moi je suis passé en 6ème. Je suis tout aussi enchanté de vous retrouver."

"Comme c'est bizarre tout de même !"

Et bizarre cela devait paraitre de me voir parler à un tableau. C'est plutôt gêné que je remarque que quelqu'un était arrivé dans la galerie des Portraits, quelqu'un fait de chair et d'os plutôt que de peinture et de toile. Sans rien laisser paraitre de mon malaise, je me tourne doucement vers la nouvelle arrivante. Je ne la salue pas particulièrement même si j'observe qu'elle est de la même maison que moi. Si elle voulait passer son chemin en m'ignorant, elle pouvait encore le faire sans paraitre totalement impolie.
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Némésis Rogue
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Jeu 14 Juin - 15:35



    Viens Némy! On va regarder les garçons jouer au Quidditch!
    Roh mais qu'est ce que c'est pourris...
    J'adore les voir en pleine action
    Tu veux surtout que Will te remarque
    La ferme Mariann!
    Bon... Moi je vais y aller...

    Némésis quitta ses deux "amies" dans le hall, elle sourit les entendant encore se disputer et piailler comme deux autruches. La Galerie des Portraits, un lieu divertissant et plein de surprise où l'on ne pouvait jamais s'ennuyer. Némésis aimait beaucoup l'endroit, lorsque les êtres vivants faits de chairs et d'os l'ennuyaient et qu'Adèle vaguait à ses occupations de coureuse de d'attributs masculins, ce qui faisait doucement rire Némy. Pour la pause déjeuner, elle décida d'aller demander conseil à la jeune fille au clavecin qui se trouvait dans la salle. Cette dernière était toujours des plus agréable et l'aidait à parfaire ses compositions en lui donnant quelques conseils qu'aucun élève n'aurait pu lui donner et puis, ils étaient agréables les personnages de ces portraits, venus d'un autre temps. Ils avaient la sagesse du passé et ils ne s'intéressaient pas au futilité de la vie. Lorsqu'elle arriva, elle remarqua que sa venue avait stoppé une conversation entre un jeune homme et un tableau. La vieille dame semblait le connaître parfaitement et Némésis mit un moment avant de se rendre compte qu'elle avait déjà vu ce jeune homme, son père le connaissait, c'était donc un élève de 76. Lorsqu'il se tourna dans sa direction, son visage lui revint en mémoire, c'était Regulus Black, le frére de son oncle Sirius. Décidément à Poudlard, le monde était vraiment petit et tout le monde finissait par se connaître.

    Bonjour Black! Je ne m'attendais pas à avoir de la compagnie ici...
    Et nous alors? Comptons nous pour des scroutts à pétard ??


    Némésis entrouvrit la bouche sans trop savoir quoi dire laissant échapper un bruit de surprise. Elle la refermit un peu gênée d'avoir vexée la vieille femme qui se remit à tricotter en lui lançant un regard noir. Elle était d'une maladresse gênante parfois et n'avait pas vraiment réalisé que ces tableaux pouvaient mal prendre ce genre de réflexion. Elle se retourna vers le jeune homme, lui tentant sa main droite, tenant de l'autre ses partitions.

    Tu m'as bien comprise toi! Némésis Rogue, Enchantée de te rencontrer

    Elle aurait continué ainsi la conversation, par politesse. Mais une voix se fit entendre une voix qu'elle reconnut aussitôt. Une voix claire comme le chant des sirènes, qui était accompagné du son d'un piano. Elle se retourna et aperçut, à hauteur humaine le tableau de la jeune fille, la demoiselle vêtue d'une robe bleue claire, étant divine, de long cheveux blonds lui encadrant le visage et des pommettes roses à frémir qui accompagnait ses yeux bleus.

    Bonjour Némésis! Tu viens pour la composition?
    Oui c'est ça...
    Oh que je suis contente! Oh mais tu n'es pas seule! On s'en occupera plus tard...

    La belle se remit à jouer sans lui porter attention. La serpentarde mit quelques secondes avant de se retourner alors vers son compagnon de maison, en souriant gracieusement comme elle le faisait depuis toujours, lorsqu'elle faisait de nouvelle rencontre.


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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Jeu 14 Juin - 16:52

Au lieu de s'éloigner comme je m'y attendais, l'élève me salue par mon prénom. Je ne sais pas si j'aurais été plus malheureux qu'elle m'ignore au lieu de m'interpeler ainsi. La fille est plutôt jolie et a l'air plutôt gentille, mais je ne peux m'empêcher de me crisper. Je sais pas, c'est la première fois que je vois cette personne et elle semble déjà me connaitre et pense même autorisée à m'appeler par mon nom de famille. C'est moi qui ne m'attendais pas à avoir de la compagnie ici, mais j'imagine que depuis 17ans, je ne suis plus le seul à vraiment apprécier ce lieu. La nouvelle habitante doit être cette Serpentard qui, sachant que je ne me souvenais pas du tout l'avoir vu avant, doit être une élève de 1976.
Sans rien laisser paraitre sur mon visage qu'une once de surprise par politesse, je laisse ma chère madame exprimer pour deux notre mécontentement à l'encontre d'une telle interpellation.

Continuant dans la lignée de la dame sans gène qu'elle semblait être, elle fit fie des vulgarités de la vieille dame, même un peu gênée et présenta sa main droite vers moi. Par réflexe et éducation, je la saisit délicatement et dans le mouvement d'une révérence humble, je dépose un baiser sur le dos de sa main. Elle se présente sous le nom de Némésis Rogue et pendant un instant, je me rend compte que je suis partagé entre l'envie de lui tapoter la tête avec gentillesse ou de m'éloigner d'elle à grand pas en criant à la stupidité. Par son simple nom, elle me révélait bien plus que son directeur lui avait autorisé de me révéler.
Pourtant, contrôlé et posé, je me présente à mon tour d'un ton poli. Je sais bien qu'elle sait déjà qui je suis, mais que voulez-vous, les manières et les formules de politesses ne m'ont pas été inculqué à la baguette pour rien.

"Regulus Arcturus Black. Enchanté."

Une fois de plus je m'incline devant la demoiselle. L'usage aurait voulu que le peu de regard que je me permette envers elle soit en direction de ses yeux, mais conscient que les manières sont une formalité bien superficielle pour la Serpentarde, je laisse mon regard étudier sa personne avec discrétion. La fille de Severus. Je ne peux m'empêcher de rester perplexe devant se visage délicat qui ne me rappelle aucunement celui de mon ami. Par contre, je me rend compte que quelque chose chez la jeune fille me rappelle un peu sa petite amie Aliera Bizard. Enfin, elle pourrait tout aussi bien ressembler à ma cousine Narcissa, cela n'était que spéculation.

Une voix cristalline s'éleva pour appeler la jeune fille et j’eus du mal à contenir ma surprise en découvrant que je n'étais pas le seul à discuter fréquemment aux tableaux du château et à m'en faire des amis. L'étonnement est tel que sur mon visage toujours neutre se lève un petit sourcil. Dans le creux de mes lèvres peut se deviner un sourire, mais je retrouve rapidement le contrôle de mes expressions faciale pour paraitre complètement impassible.
Je découvre que la demoiselle est musicienne et qui plus est compositrice. Bien que je doute de ses talents, je ne peux m'empêcher d'être un peu impressionné. Moi qui n'a toujours été qu'un exécutant des inspirations autres que les miennes, je dois dire que l'acte de composer était quelque chose qui m'effrayait grandement. Métaphoriquement, j'avais l'impression d'avoir toujours monté des marches d'escaliers bien bâtis, aimant les hauteurs comme aimant la musique, mais incapable de sauter dans le vide et attraper par moi même tout le sens du mot vertige.
Curieux, mes yeux se posent un instant sur les pages de partitions que tient Némésis. Les notes inscrites n'ont pas l'air celles d'une amatrices, mais ne ressemblent pas non plus au trésor noir qui parsemait les partitions que j'étudiais habituellement.

Avec un sourire courtois, je salue l'élégante musicienne qui m'avait remarqué en compagnie de sa jeune élève. Elle ne se souvient pas de moi et je n'essaye pas vraiment de lui rappeler que 17 ans auparavant, elle avait sûrement du me voir passer quelques fois devant son tableau. Il était vrai que je n'avais pas cherché à faire la conversation, préférant généralement écouter ses morceaux plutôt que devoir échanger des mots dénués de sens et de but.
C'est avec un peu d'amusement que je me rend compte qu'après tout son temps, son répertoire ne s'était pas enrichit. En tout cas, le morceau qu'elle se remit à jouer, me permettant de profiter de la compagnie de Némésis un peu plus longtemps, je l'avait entendu joué de nombreuses fois.
Une chose que je n'avais pas encore écouté cependant était l’œuvre de Némésis Rogue. Me concentrant à nouveau sur ma camarade humaine, je constate un peu ennuyé qu'elle me regarde de ses beaux yeux verts avec un petit sourire. Vous savez, ce sourire très poli mais aussi très embêtant car il vous force à prendre la parole pour mettre fin au silence avant qu'il devienne un malaise.

"Vous composez ?"

La réponse était évidente et la question aurait parue bête si elle n'avait pas été posée dans le cadre futile de la politesse. Pour ne pas avoir à converser devant les tableaux en les ignorant et les gêner ou les offusquer, j'invite Némésis un peu plus loin d'un geste discret de la main vers une fenêtre devant laquelle était sculpté un banc de pierre blanche. Si cette dernière voulait faire la conversation, autant le faire bien.
Attendant que la demoiselle prenne place sur le banc, j'observe un instant le ciel grisâtre qui se profile derrière les vitraux de la fenêtre. La lumière blanche et terne qui éclairait le monde rendait tout très morose et ennuyeux, mais Némésis s'en sortait plutôt bien. Sa peau pâle avait l'apparence de la porcelaine à cette lumière.

"Vous appréciez cet endroit ?"

Une nouvelle question de politesse histoire de ne pas laisser mon silence passer pour de l'indifférence ou de l'ennui. Souvent, mon père me reprochait de ne savoir faire preuve d’enthousiasme. Même s'il ne l'admettrait jamais, il savait que c'était une chose que son autre fils était capable de faire avec brio. Feindre la surprise, l'intérêt et la joie était une chose que Sirius sait bien faire, et c'est d'ailleurs ça qui lui permet de tromper autant d'adolescentes, aussi intelligentes soient-elles. Mais bien que je ne soit pas doté d'un tel talent de comédien, c'est l'autre facette du comportement en société que je maitrise : la contenance. Némésis aurait pu être la plus repoussante, ennuyeuse et agaçante des jeunes filles, elle n'aurait ressentit aucun rejet de ma part. L'inconvénient est que dans le cas présent, c'est plutôt l'inverse qui se produit. Bien qu'elle m'impressionne et m'intéresse beaucoup, je ne crains pouvoir l'être tout autant.
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Némésis Rogue
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Jeu 14 Juin - 20:15

    L'individu semblait gêné de l'impolitesse de la jeune serpentarde. Elle était déjà bien plus polie que la majorité des élèves de cette école, il avait eut de la chance de tomber sur elle. Par réflexe, elle avait donné son nom au jeune homme désobéissant à la règle principale de Dumbledore. Elle se fichait pas mal de ce détail, de toute façon, il aurait compris bien vite qu'elle était la fille de son camarade, donc elle lui avait facilité la vie en d'autres termes. Il se mit à lui baiser la main, comme l'avait fait Thomas, à ce geste, elle lui fit de gros yeux étonnés. Ils étaient vraiment galants ces jeunes gens de 76, cependant leur façon de faire n'était pas en adéquation avec les manières des jeunes gens de 93. Némésis comprit rapidement qu'il était surpris d'apprendre qu'une si délicieuse créature pouvait être la progéniture de Rogue, techniquement elle ne l'était pas et son père pouvait très bien être celui qu'elle avait devant les yeux, bien qu'elle doute largement qu'il soit capable de tuer une femme pour ensuite se suicider. Némésis sourit lorsqu'elle l'observa, il semblait étonné de la voir ici, parlant aux personnages de ces tableaux et surtout, qu'elle puisse être musicienne et qui plus est, compositrice. Elle a presque envie de se moquer un peu de lui, mais se retient, il pourrait mal le prendre et semble très à cheval sur les bonnes manières, comme les Black digne de ce nom. Il lui fit signe de le suivre jusqu'au banc qui se trouvait plus loin, elle le suivit volontiers sans rien dire. Elle saisit délicatement, les pieds sur le côté et les mains élégamment posées sur ses cuisses jointes, ses partitions posées à côté d'elle. Elle répondit enfin à sa première question.

    C'est finement bien interprété de ta... votre part! Oui, un peu, je m'y essaie du moins.

    Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle, regardant les tableaux d'un air rêveur, écoutant le bruit qu'ils faisaient, soupirant de satisfaction. Elle regarda Regulus qui portait son regard au dehors, elle le laissa s'asseoir à ses côtés et lui souriant toujours, il faisait bien mauvais dehors, elle réalisa intérieurement que ses amies ne devaient pas avoir pu admirer grand chose s'il pleuvait autant, la pauvre Mariann allait encore se plaindre de n'avoir pas eu encore sa chance avec son beau brun de sixième année. Deux secondes après, Némésis revint à la réalité, se redressant gracieusement, elle se tourna très légèrement vers le sieur Black pour lui répondre. D'un air un peu enfantin elle haussa les épaules en souriant.

    Parfois cotoyer mes pairs me lasse, ils vous jugent si facilement et vous cataloguent grâce à des critères tellement absurdes. Alors il faut dire que je suis gâtée, ma maison, ma mère, mon père. Ils parlent entre eux et parfois, il y a même des rumeurs. Ça me fatigue, ici tout est plus reposant.


    Elle était partis dans une longue conversation avec elle même, presque emportée par ce qu'elle disait. Puis elle se calma et rougit en direction du jeune serpentard. Elle parlait vraiment trop lorsqu'il s'agissait de combler un vide dans une conversation avec un inconnu, elle avait toujours eu du mal à se contenir, elle brûlait intérieurement et constamment, ne pouvait rester silencieuse ou froide bien longtemps. Némésis reporta son regard sur Regulus, sans cligner des yeux, elle le fixait sans rien dire, se demandant s'il serait poli de continuer la conversation d'elle même ou non, elle préféra se taire.

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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Ven 15 Juin - 11:35

Elle me suit et s'assied dans une posture des plus élégantes. Sans vraiment l'admettre, je suis heureux de constater que ma compagnie ne lui déplait pas tant que ça. Plusieurs fois elle aurait put s'en aller et plusieurs fois elle est restée. Par contre, ma joie fut légèrement diminuée face au sarcasme de Némésis. Visiblement, la courtoisie et la politesse sont des pratiques qui ne lui sont pas très familières.
Bien que l'expérience me parait un peu désagréable, je suis plutôt heureux de constater qu'elle a l'intelligence de trouver ma question évidente. Dans ce monde plein de façades et de bienséance étouffante, le naturel était une qualité que peu se permettent vraiment. Oui, ma question ne démontre pas mon grand sans d'observation et de déduction, mais au moins j'ai une réponse.

Une fois de plus automatisé aux formules de politesses inculquées par mon éducation, j'acquiesce avec un sourire courtois à la réponse de la jeune femme, quelle qu'elle soit. Elle aurait pu me dire que ses partitions lui servent de papier toilette, j'en aurais eu l'air tout aussi ravi. Ses essais semblent avoir l'air nombreux et concluants puisqu'elle et la joueuse de clavecin ont pour habitude de se consulter pour parler de ses compositions. Le bref coup d’œil que j'avais jeté aux partitions m'avait révélé une écriture pas si hésitante que ça non plus. Je ne lui fit pas remarquer sa modestie comme elle m'avait fait remarqué la superficialité de ma question.

Je ne m'assis pas à ses côtés, préférant l'observer de là où je me trouvait plutôt que de bénéficier d'une proximité peu nécessaire. Et il fallait être honnête, le spectacle était bien plus délectable. Je ne peux m'empêcher d'être impressionné devant l'aisance avec laquelle Némésis mêle l'élégance des dames à l'attitude mignonne qu'on pardonne aux enfants. Jeune, elle en avait l'air, juste un peu plus que moi, mais ça n'est pas pour autant que ses mots étaient ceux d'une gamine sans cervelle.

A nouveau, je me trouve perplexe devant la jeune femme. Bien que nos passe-temps se recoupent étrangement, nos motivations sont tout autres. Bien sûr, ça n'était pas la solitude qui pousse Némésis à chercher compagnie chez les personnages peints. Belle, perspicace et agréable comme elle est, peu de gens doivent se permettre la sottise de la rejeter. Elle me parle de chose que je ne comprend que très peu, car ceux que j'ai la chance de connaitre me lasse rarement et je me délecte du peu de temps qu'ils ont à me consacrer.
Mais Némésis semble savoir que se sentir étouffée par trop d'attention et d'amour n'est pas quelque chose que beaucoup regrettent. Comme si depuis toujours, je regardais avec envie le rassemblement d'une troupe joyeuse en fête, je voyais à présent une camarade Serpentarde sortir de la masse dansante. Lasse et fatiguée, elle me convint à moitié que je ne manque peut-être pas grand chose dans toute cette agitation.

"Votre père et votre mère ?"

Je me permets de relever cette partie de discours qui ne semblait pas vraiment m'être destiné puisque je n'avait vraiment trouvé de sens à celle-ci. Si son père est bien Severus Rogue, Némésis doit être un quart moldu, mais je suis curieux de savoir avec qui mon ami avait décidé de fonder sa famille. Une sang pur j'espère, il serait dommage d'apprendre que cette si jolie demoiselle est plus souillée que nécessaire.

"Ici aussi les gens parlent, s'agitent. Les rumeurs semble être ce qui les tient actifs."

Je me permet de remarquer en portant un regard sur la longue galerie où dans chaque cadre se passe un évènement de vie. Des petits bruits inaudibles à ceux qui n'y sont pas attentifs témoignent de toute l'agitation des personnages. En ce moment, les rumeurs doivent être aussi vive que des vifs d'or dans leur bouche.

"Pardonnez-moi je ne voudrais vous retenir dans vos activités."

En m'inclinant doucement et en indiquant le tableau de la claveciniste d'un mouvement de la main, je préfère être sûr que cette conversation ne dure pas seulement parce que la jeune fille attend mon départ. Restant silencieuse et m'observant seulement de ses yeux scintillant, j’admets que j'ai quelques difficultés à comprendre son état d'esprit. Je ne dirais pas que j'ai beaucoup de chose à dire ou à faire avec mes camarades de toile et de peinture, mais je n'ai pas vraiment envie de quitter le lieu ou de me faire chasser de là par Némésis. Mais si c'est ce qu'elle attend, au moins être au courant.
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Némésis Rogue
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Ven 15 Juin - 23:54

    Sans vraiment se l'avouer à elle même, elle commence à l'apprécier lui et ses bonnes manières, ça la change des autres lourdingues de Serpentard qui ne pensent qu'à la draguer ou lui lancer des vannes sur ses parents. Il est bien différent de Sirius, peut être parce qu'elle est pas tombée sur lui tout nu dans la salle sur demande, c'est déjà plus classe comme ça et plus élégant. Il était resté debout et la regardait depuis en haut, elle lui trouvait un certain charme que les autres n'avaient pas et il semblait réellement mignon. "Votre père et votre mère ?" Elle s'y attendait au fond à cette question, il connaissait ses parents, du moins, il avait été ami avec Severus, elle le savait, mais elle avait déjà bien trop parlé en disant son nom de famille. Elle ne souhaitait pas empirer les choses.

    Mon père, oui Rogue... Une fille de professeur est souvent la cible des moqueries et des blagues de toutes sortes. Je ne crois pas que ça soit utile de poursuivre sur ce terrain là. Je n'ai pas le droit de parler de ce genre de choses... Vous m'en voyez désolée.


    Elle ne voulait surtout pas lui paraître sèche ou désagréable, mais elle préférait éviter de trop parler, elle savait beaucoup de choses désormais et il ne serait pas bon que les élèves de 76 ne soient au courant de certains évènements qui ont déjà eu lieu. Elle soupira un instant d'un air désolé, c'était pour son bien, il valait mieux ne rien savoir que de commencer à vouloir la vérité. La vérité c’est comme une couverture trop petite. Tu peux tirer dessus de tous les côtés, tu auras toujours les pieds froids. Dans un sens, Némésis prenait soin à ce que Regulus n'ait pas froid aux pieds et elle n'en prenait pas la peine avec les autres, il devrait presque s'en montrer honoré.

    Il lui fit remarquer avec élégance qu'il n'y avait pas que les élèves plus bas qui colportaient des rumeurs, il lui désignait la galerie. Elle sourit à cette idée qu'elle n'avait jamais eu. Une multitude de voix s'échappait de ces tableaux, comme des gardiens du temps, ils ne bougeaient pas et pourtant, vivaient sans être vivant comme les deux jeunes gens qui admiraient le spectacle. Les murmures, les secrets maintenant Némésis pouvait les entendre et cela la fit doucement rire, il y avait une choses commune à chaque être humain, qu'il soit vivant de chair et d'os ou non, il ressentait le besoin d'exister en diminuant l'autre par toutes sortes de moyens. C'est instinctif, nous recherchons l'approbation, voilà pourquoi Némésis était si mal aimée, elle avait tant de mal à agir comme tout les autres moutons, elle allait à contre courant. Le son que produisait les chuchotements sortant des oeuvres berçait presque Némésis. Ce genre de chuchotement, elle l'entendait quotidiennement à son passage, elle s'en était accommodée par lâcheté à vrai dire, il était plus facile de rester sourde que d'y répondre, cela aurait intensifié les rumeurs. Le jeune serpentard s'inclina légérement et demanda gracieusement si Némésis souhaitait reprendre ses activités. Celle ci le fixa d'un air un peu perdu, voulait il qu'elle parte? Autant en être certaine.

    Euh vous voulez que je parte? Parce que si ce n'est pas le cas, je comptais rester là à dire vrai...

    Elle se redressa rapidement, prête à partir au moindre problème mot sortant de la bouche du jeune homme. Elle se sentait un peu blessée dans son orgueil, persuadée qu'elle avait très certainement était bien trop agaçante à son goût. Elle pouvait le comprendre, parfois elle était un peu lourde quand elle partait dans ses rêveries,voilà pourquoi Severus ne parlait pas pendant les repas, pour éviter ce genre de conversation qui en devenait gênante à la longue. Elle passa une main dans ses long cheveux bruns ondulés, d'un air gêné.


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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Sam 16 Juin - 11:11

La fille d'un professeur, j'en avait presque oublié que Severus avait choisit de devenir enseignant à Poudlard. Un choix qui me parait toujours un peu étrange d'ailleurs, et à voir l'état de l'adulte, je ne suis pas sûr que ça soit un bon choix. Alors qu'un tel héritage devrait être admiré et respecté, ce sont les moqueries qu'attire le statut du père de Némésis. D'une micro-expression j'exprime ma désapprobation face à un tel comportement. Pour être la fille de Severus Rogue, elle n'avait que du mérite et de la valeur. Enfin, mon jugement était sûrement affecté par mon amitié avec l'adolescent intelligent de Serpentard que je connaissais. Le Severus Rogue adulte avait l'air bien sec et amère et donc moyennement populaire auprès de ses élèves.
J’acquiesçai face à l'intelligence et la sagesse dont fit preuve Némésis en arrêtant ce sujet avant que trop d'information ne se perde. N'étant pas tant curieux que cela, je ne me sentais pas frustré de voir la porte de la vérité se fermer devant moi et me sentit même heureux de comprendre que l'adolescente avait peur que les révélations puissent me blesser.

"Ne soyez pas désolée."

C'est un sourire bienveillant qui anime mon visage, une fois de plus motivé par la courtoisie mais accentué par l'affection que je commençais à développer pour Némésis. La jeune fille avait l'habileté de s'adapter à mes manières peut-être un peu trop prononcées. Bien qu'elle m'ait parue un peu rustre au premier abord, je me délectais de la mélodie délicate que formait la politesse dans ses lèvres. C'est une chose que j'ai du mal à trouver dans ma propre époque, alors en 1993, j'ai bien l'impression de tomber sur une exceptionnelle créature.
Mais comme toute chose de la nature, la laisse des bonnes manières est quelque chose qui n'est pas forcément très confortable. Comme je suis un animal bien docile et insouciant, je m'y suis fait avec le temps, mais je peux très bien voir que Némésis Rogue est une fille bien plus vivante et pleine d'énergie que moi. Son rire résonnait de vitalité alors que le mien sonnait généralement comme un râle fantomatique.

Lorsqu'elle comprit de travers mes intentions lorsque je lui demandais si ma présence la gênait dans la progression de sa journée, je ne pus m'empêcher de me sentir terriblement désolé. Oui, il fallait toujours que la politesse fasse de mes mots des puzzles ennuyeux alors que tout comme elle, je voulais seulement savoir si elle voulait que je parte.

"Oh non non non, restez !"

Comme si je poursuivais un vif d'or filant hors de ma portée, je brisais ma posture d'homme de force pour tenter de la rassurer concernant mes intentions. Il ne fallait surtout pas qu'elle croit que je la chasse, surtout sachant que j'aurais bien passé plus de temps avec elle. Il fallait dire que sa compagnie était bien plus agréable que celle de la grand-mère au tricot. Me rendant rapidement compte de mes agissements un peu désordonnés, je me reprends rapidement en m'éclaircissant la gorge. Sur mes joues s'affichent quelques couleurs alors que je passe une main dans ma chevelure, un peu décontenancé.

"Hum ! Enfin, je veux dire..."

Mais il n'y avait pas vraiment de correction à ce que je venais d'échapper. Cherchant mes mots, je laissait mon regard se perdre dans la galerie des Portrait où je ne trouvais pas vraiment d'inspiration. Elle voulait rester ici, mais je ne savais toujours pas si c'était à moi de partir. M'éclaircissant la gorge une fois de plus, je tente une approche moins formelle et du coup plus bancale. Je suis un cheval qui s'éloigne rarement des sentiers des hommes.

"J'aimerais... J'aimerais entendre votre composition. Si... Cela est... Enfin. J'aimerais beaucoup."

Quel idiot franchement, parfois je me demande même pourquoi je me demande pourquoi je n'ai pas d'amis. Parfois on a l'air moins ridicule en écrasant des œufs qu'en tentant désespérément de marcher dessus sans les briser. Je suis une fière statue bien ridicule lorsqu'elle descend de son piédestal. C'est donc ayant du mal à contenir ma gêne que je piétine légèrement sur place en laissant mon regard observer mes chaussures.
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Némésis Rogue
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Mar 19 Juin - 2:32



    S'il le souhaitait, elle partirait. De toute façon, elle avait pris l'habitude de lasser les gens et de changer ses fréquentations au fil des semaines, alors elle n'en serait pas si attristée dans le fond. Ce qui la chagrinait vraiment c'était de ressentir qu'elle le gênait tout comme elle gênait Severus quand elle voulait parler et qu'il n'y tenait pas. L'affection qu'il avait pour elle et sa simple éducation amplis de politesse le forçait à donner une impression bienveillante quand il ne lui trouvait aucun intérêt. Regulus avait pourtant semblé sincère par moments, mais elle n'arrivait pas à supporter ces moments de retenue, où il semblait n'éprouver aucun sentiment, où il restait droit comme un I sans rien dire ou en souriant d'un air maussade sans trop de conviction.

    Elle se leva dans un mouvement fluide et gracieux, pensant qu'elle devrait le laisser seul avec lui même et les tableaux. Tant pis, la composition et la jeune fille au clavecin sans nom pourraient bien attendre un jour de plus, personne n'entendrait ce morceaux, alors rien ne pressait pour l'instant. Regulus finit par la retenir, du moins essayer, à sa manière à lui. Il ne voulait pas qu'elle parte, elle ne partirait pas alors, elle resta là en face de lui, regardant ses pieds pour ne pas le gêner d'avantage. Il devait être rarement habitué à tenter de rattraper une jeune fille. Il rougissait et passait une main dans ses cheveux, elle eut presque envie de rire à cette vision, il avait l'air beaucoup moins impressionnant dans cet état là. Némésis aurait pu se moquer de lui et commencer à lui dire qu'il n'avait pas bien l'air malin, mais elle n'en fit rien et le laissa poursuivre. Il voulait entendre sa composition, était il sérieux? Elle lui fit de gros yeux, ne répondant pas pendant un long moment. Ces cheveux s’allongèrent et devinrent presque blonds en une fraction de seconde. La demande de Regulus était vraiment étrange et inattendue, jamais aucun garçon ne lui avait demandé ce genre de chose.

    Je ne crois pas... que ça soit possible... Je veux dire. C'est pas fait pour être écouter par les autres, ce genre de chose, c'est personnel, intime...

    Elle s'en voulait de lui refuser une demande aussi adorable, mais elle ne savait pas comment elle aurait pu réagir autrement. Jamais elle ne l'aurait laissé entendre une de ses créations. Il avait l'air de réellement vouloir être gentil et pourtant, elle n'avait pas dit oui, elle en avait l'habitude pourtant, dire non, c'était sa passion habituellement. Dans un élan de gêne, elle s'avança vers lui pour lui saisir le bras, d'un air désolé et d'un sourire qui se voulait presque rassurant. Elle tordit le nez essayant de trouver un mot réconfortant pour ne pas lui faire de peine.

    Enfin, une prochaine fois, peut être? Tu le mérites bien, tu es différent d'un autre à ce que j'ai pu en voir...

    Elle lui fit un sourire radieux et haussa les épaules d'un air presque flatté. Il était le premier serpentard de 76 à ne pas lui faire des avances instantanées. Il était gentil, agréable et en sa présence, elle se sentait reposée.
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Mar 19 Juin - 9:47

La demande était soudaine et étrange et je m'attendais à ce qu'il déclenche une certaine hilarité moqueuse chez mon interlocutrice. Je n'étais pas très bon pour m'éloigner des formules de politesse, c'est sûrement pourquoi j'ai du mal à me faire des amis. Je fixe mes chaussures un peu honteux mais me rappelle rapidement que ce n'est pas une attitude à tenir devant une demoiselle et me redresse malgré le malaise et la rougeur qui s'est installé sur mon visage. Mais pas de rire moqueur, pas d'expression de mépris, c'est seulement de la surprise que je découvre sur ses traits enfantins. Surprise qui d'ailleurs, se répand sur mon propre visage lorsque je vois les cheveux de Némésis s’allonger à vue d’œil et s'éclaircir. Cette fois, même mes rigides manières ne parviennent à cacher mon étonnement devant un tel phénomène.
La chose a l'air pourtant normale pour l'élève de Serpentard qui s'excuse de ne pouvoir me faire écouter sa composition. Trop choqué par ce que je venais de voir, je du prendre un certain temps avant de me rappeler le sujet de ma demande.

"Oh oui, je comprends ! Pardonnez-moi pour cette si soudaine... requête."

J'étais un peu frustré de me voir refuser ce plaisir, mais j'avoue que la curiosité quant aux talents de métamorphomage de Némésis avait chassé toute mauvaise réaction. Acquiesçant avec un sourire face à une nuance dans son refus, je ne peux détacher mon regard de sa chevelure si différente d'il y a quelques instants. J'avais beaucoup lu et apprit sur les métamorphomages, capables de changer leurs caractéristiques physiques à leur guise. Depuis ma scolarité à Poudlard, ce mot m'était venu à l'esprit concernant les soeurs Bizards dont l'apparence était trop variable et choquante pour ne pas être remarquée, mais jamais je n'avais vraiment cherché à me fixer sur cette hypothèse. Sa mère était-elle donc une des soeurs Bizards ? Quelque part, j'espérais pour mon ami Severus qu'il ait eu la chance de rencontrer une autre fille dotée de ces talents, mais je savais que les probabilités pour qu'Aliera Bizard soit la mère de Némésis Rogue étaient un peu trop grandes. Pourtant, ce n'est pas de la déception qui couvre mon visage d'adolescent, plutôt de l'intérêt et une certaine admiration pour ce talent simplement génétique.

"Et vous n'êtes pas comme les autres non plus."

Je lui fait remarquer son changement de chevelure d'un petit regard et un sourire en réponse à sa propre remarque sur ma différence. Je n'étais pas quelqu'un de très passionnant, au contraire, me fondre dans la masse était un de mes plus grand talents. Cependant, être aussi terne, ennuyeux et sans personnalité me démarquais tout autant que certains élèves extravagants. Ma particularité était d'être horriblement banal en fait.

"Vous êtes métamorphomage ? Pardonnez ma curiosité mais c'est la première fois que je... Enfin que je suis témoin d'un tel talent."

J'avais conscience que mes paroles puissent être désagréables aux oreilles de Némésis. Être métamorphomage était un don tout autant qu'un poids. Même moi qui restait un des meilleurs pour cacher mes émotions, j'avais du mal à contrôler l'intérêt que je pouvais éprouver face à cette capacité. Quelque part, je compris mieux pourquoi elle fuyais ses camarades et venait chercher un peu de calme et de solitude ici. Cela devait être dur d'être observée comme une bête de foire. Si les sœurs Bizards ne m'horripilait pas autant, je m'y serais peut-être intéressé plus, mais Némésis, elle, ressemblait à une poupée magique avec qui toutes les petites sorcières rêveraient de jouer.
Change tes cheveux en rose ! Et ton nez, tu peux changer ton nez ? Peux-tu te transformer en garçon ? Je me sentais comme une gamine un soir de noël. Mais bien que mes yeux brillaient d'excitation et de rêverie, je me forçais à garder mes lèvres closes pour ne pas paraitre insensible, impoli et idiot, tout ce que je détestais voir chez un autre.
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Jeu 21 Juin - 21:26



    Son pouvoir de métamorphomage, Némésis s'en était accomodé de puis maintenant quelques années et elle ne se rendait même plus compte de certaines manifestations, elle aurait pu rougir et blêmir, ça aurait été du pareil au même pour elle. Elle ne remarqua pas tout de suite la réaction de Regulus, du moins, cela ne la fit pas réagir plus que ça. Il se confondait en excuse, elle lui fit un sourire radieux, il le trouvait vraiment étrange quand il le voulait. Il semblait indifférent à la réponse de la belle et il semblait vraiment préoccupé par autre chose, il perdait ses moyens et plus il allait dans ce sens, plus Némésis trouvait la situation étrange.

    Il lui fixait les cheveux d'un air fasciné, elle porta une main à ceux ci d'un air gêné. Elle fronça les sourcils "Et vous n'êtes pas comme les autres non plus." Elle mit un long moment avant de comprendre où il voulait en venir, ses cheveux redevinrent sombres et reprirent leur longueur habituelle. Il lui désigna ses cheveux et elle sursauta presque en réalisant ce qu'il voulait dire."Vous êtes métamorphomage ? Pardonnez ma curiosité mais c'est la première fois que je... Enfin que je suis témoin d'un tel talent." Elle tordit du nez, la première fois? Il était pourtant dans la même maison qu'Aliera et avait du être témoin de phénomène bien plus étonnant qu'un changement de couleur de cheveux, surtout venant de l'aînée des Bizards. Elle se mit à rougir un peu essayant de retenir ses élans d'émotion qui pourraient se traduire par des débordements de son pouvoir.

    Je...Oui oui! J'en suis une. On s'habitue à la longue à ce genre de fantaisie. C'est un peu gênant quand tu ne veux pas dévoiler tes sentiments à quelqu'un, tes cheveux, tes yeux changent et ça se voit tout de suite! Mais sinon c'est très amusant, je ne me coupe jamais les cheveux!

    Son visage s'éclaira, elle était ravie qu'on s'intéresse à elle de cette manière, à vrai dire quand elle était plus jeune elle avait détesté toute cette attention autour de son don, les questions devenaient malsaines et agaçantes à la longue et elle ne se sentait pas aimée pour elle mais pour cette chose qui la changeait. Elle se demandait s'il était comme tout les autres et s'il se posait des questions un peu idiote et l'idée la fit sourire. Elle se rapprocha un peu de lui en murmurant.

    Hey! Tu veux voir un truc trop méga cool?

    Elle fit un pas en arriére, ferma les yeux et les plissa comme si elle était constipée, elle entrouvrit la bouche sous l'effort mentale qu'elle produisait et durant quelques secondes elle resta comme ça. Ses cheveux commencérent alors à changer de couleur, ils devinrent violets, rouge, jaune... Puis au bout de quelques essais, les cheveux se mirent à se colorer comme un arc en ciel, changeant de couleur toutes les deux secondes. Au bout de quelques minutes, elle s'arrêta épuisée par l'effort, mais fiére d'elle.


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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Lun 25 Juin - 10:19

Némésis ne semblait pas comprendre ce qui m'intriguait et m'attirait tant chez elle si bien que ma contemplation peu discrète la gêna quelque peu. Elle sembla trouver un sens à mon impolitesse inopinée seulement lorsque je lui fit remarquer son don particulier. Il est vrai qu'ayant cette capacité de changer de tête comme bon vous semble depuis la naissance, on finisse par oublier que c'est une chose spéciale. Mais pour moi qui découvrait à peine ce spectacle visuel, l'attraction me paraissait tant évidente que je ne me rendis moi-même pas compte de mon comportement impoli. C'est avec émerveillement que je vis le phénomène se produire à nouveau devant mes yeux lorsque Némésis chercha à "rectifier le coup" en donnant à ses cheveux leur apparence habituelle. J'eu du mal à garder la bouche fermée tant ce phénomène me passionna. D'où pouvait bien provenir ce surplus de cheveux ? Et cette couleur déferlait-elle aussi de l'intérieur du crâne de la jeune sorcière ou étaient-ce les cellules de ses cheveux qui, telles celles de la peau d'un caméléon, choisissaient de se colorer ?

Némésis confirma sa nature de métamorphomage, même si à ce stade cela n'était qu'une formalité. Comme on pouvait s'y attendre, elle ajouta que c'était devenu une magie très banale et quotidienne dans sa vie. Elle fit d'ailleurs remarquer que l'apparence que prenait son corps ne répondait pas seulement à ses désirs mais aussi à ses émotions, chose que j'avais mise de côté dans mes connaissances sur le sujet des métamorphomages. Me rappelant ainsi ce détail, je ne pus m'empêcher d'épier une fois de plus la chevelure de Némésis qui était cette fois restée longue et sombre. Avec un petit amusement personnel, je me disais que cela convenait parfaitement comme sentiment que pouvait éprouver ma camarade face à moi. Calme, mystérieux, j'aurais même ajouté terne et ennuyeux à la liste, mais la couleur intense et la surface soyeuse des cheveux de Némésis étaient loin de l'être.

"Vraiment ?"

Je ne pus m’empêcher de m’étonner d’un tel détail pourtant évident lorsque Némésis ajouta qu’elle n’avait jamais eu à subir le stress intense de se voir délestée de ses cheveux par les mains d’un coiffeur. Evidemment, longueur couleur et forme de sa chevelure dépendait seulement de ses envies et de son humeur présente. Seulement le don de métamorphomage n’offrait pas seulement le contrôle des cheveux, mais bien de tous le corps. Némésis n’avait donc pas à s’en faire d’une petite taille, d’une colonne courbée ou alors d’un métabolisme ingrat. Toujours en parfaite stature et silhouette, elle devait être bien loin de la vie pleine de complexe qu’une jeune adolescente normale mène à cet âge. Elle n’avait aucune excuse pour être disgracieuse et s’en sortait comme une chef. La routine matinale devait aussi être un rituel peu banal sachant que Némésis pouvait choisir se tête comme elle choisirait sa tenue du jour. En fait, être métamorphomage n’était pas seulement un talent mais une toute autre façon de vivre.
C’est avec un amusement interne que je remarquais que je n’en voulais pas à ma camarade pour n’avoir gardé aucun trait de ressemblance avec son père. Bien que Severus soit un grand ami, j’eu beaucoup de mal à imaginer un visage aussi élégant que celui de Némésis en y ajoutant des caractéristiques de celui de mon camarade de Serpentard. Non pas que je le trouve frappé de laideur, mais le résultat qui se peignait dans mon esprit était toujours d’une étrange horreur. Heureusement pour moi, j’étais le maitre du visage inexpressif et aucune émotion ne vint déformer mon fin sourire courtois bien que les images qui me tournaient dans l’esprit aurait pus faire vomir ou exploser de rire le plus aigris des vieillards.

Ce qui réussi à m’arracher une expression de surprise et de gêne cependant, fut lorsque Némésis se pencha vers moi avec un sourire. La proximité était quelque chose qu’on avait banni de ma vie dès ma naissance et contrairement à mon grand frère, ça n’était pas quelque chose qui me manquait. Je savais bien qu’il n’y avait aucune raison pour que ma camarade s’insinue plus de quelques centimètres dans mon espace vital, pourtant je dû lutter pour ne pas reculer d’un pas. La manœuvre aurait-été très impolie, bien que la proximité ne soit pas quelque chose de très appréciée non plus dans les règles de bonne manières. Parfois, logique et éducation étaient gravement désaccordées.
Mais Némésis su rapidement mettre fin à mon tiraillement en venant titiller ma curiosité d’un air joueur. "Trop méga cool" n’était certes pas de mon vocabulaire, mais je compris très bien que j’allais avoir la chance d’assister à une nouvelle prouesse de la part de ma camarade métamorphe. Je me sentis presque déçu lorsque je la vis s’éloigner d’un pas pour me permettre de mieux voir.

Je restais tout de même perplexe et observa la jeune femme s’atteler à la tâche. Un sourcil interloqué se leva lorsque son visage parfait se crispa en une grimace des plus grossières, pourtant, patient et impatient à la fois, je restais de marbre devant cet étrange spectacle. Mes lèvres eurent un certains mal aussi à garder la ligne droite et sans aspérité qui constituait mon expression faciale de base. Voir une si jolie demoiselle dans un si grossier comportement était d’un étrange comique. La chose était telle que je n’aperçu pas tout de suite que la chevelure de Némésis prenait tour à tour des couleurs fantaisistes.
Pourtant, lorsque mes lèvres s’ouvrirent enfin, ce ne fut aucun rire qui en sortit mais une grande aspiration d’admiration. Bouche bée, j’observais le miracle coloré qui opéra sur les cheveux de Némésis. Maitre de l’inexpressivité, je sentais mon visage se fendre dans un sourire qui ne m’avait animé que dans mes plus jeunes années. Le silence qui sortit de ma bouche montrait à quel point tous mes sens s’étaient éteints pour me permettre d’user au maximum de mes yeux pour contempler la magnificence que m’offrait ma camarade. Je ne remarquais même pas que je n’étais pas le seul spectateur de ce théâtre de couleur. Les personnages des tableaux criaient et applaudissaient avec enthousiasme si bien que toute la galerie se pressait pour voir le spectacle qui du malheureusement prendre fin.

"Asseyez-vous !"

Après quelques fractions de seconde, figé dans mon admiration, je me précipitais pour guider Némésis vers le siège qu’elle avait récemment quitté. Il était évidant qu’une telle performance n’était pas simple à réaliser et vu l’expression crispée que la demoiselle avait tirée, je comprenais qu’elle était loin d’être un acte de santé. Quelque part, je me sentais plutôt coupable d’avoir poussé l’adolescente à répondre à mes attentes. Bien que mes lèvres se soient elles-mêmes close à des demandes irraisonnables, il était clair que dans mes yeux, le scintillement de la rêverie était bien visible. Mais malgré se sentiment de culpabilité et d’inquiétude envers Némésis, rien ne pouvait venir entacher la magnificence à laquelle j’avais pu assister et c’est avec une de mes rares expressions sincères que je remerciai Némésis.

"C'est magnifique. Merci."

Retrouvant mes mots, je retrouvais peu à peu mes manières et effaça l’expression d’émerveillement enfantin de mon visage à nouveau sérieux et courtois. Mon corps lui se remettait lentement d’une telle excitation et cette fois, c’est avec douceur que je me laissai choir aux côtés de ma camarade en poussant un discret soupir de joie. En venant ici, je ne m’attendais pas à découvrir quelque chose d’aussi beau, bien que les peintures accrochées aux murs de Poudlard fussent tous de grande qualité. Tentant de retrouver ma routine de 1976, je découvrais au contraire une nouvelle perle d’une autre époque. Avec un sourire très effacé, je constatais avec bonheur que cela pouvait être le début d’une belle amitié. En tout cas après un tel cadeau, de la part de Némésis, j’étais près à beaucoup pour me faire une place dans les gens qu’elle appréciait. Mais que pouvais-je vraiment faire pour qu’elle se sente tout aussi désireuse de recroiser l’ennuyeux Regulus Black ? J’eu un peu de mal à trouver.

"J'aimerais en faire de même, mais je crains que je n'ai pas de tels talents."

Avouant avec un petit rire désolé que j’étais dépassé par sa gentillesse et sa générosité, je me trouvais pour une fois assez déçu de moi-même. Pour quelqu’un de très distant et effacé, on aurait pu croire que le manque de confiance en soi était une caractéristique habituelle, pourtant je n’étais pas tout le contraire du grand Sirius Black sur ce point là. Dans ce que tout le monde voyait comme des faiblesses, je considérais mes propres forces, plus subtiles, plus utiles que celles évidentes de la beauté du charisme et de l’assurance. Surdoué, sérieux et intelligent, j’étais d’une qualité qui ne se remarquait pas et qui finissait malheureusement par tomber dans l’oubli. Mais aussi secrètement exceptionnel que je puisse me penser, je n’avais rien qui pouvait égaler le don de métamorphomage de Némésis Rogue.
Pourtant, je ne me laissai pas abattre et avec une petit idée en tête, je saisis ma baguette entre mes doigts maigres et la fit tournoyer machinalement le temps que l’idée se précise. La seule chose qui en ma connaissance pouvait plaire à la demoiselle était la musique. Un petit coup d’œil aux partitions posées près d’elle me confirma mon inspiration et c’est avec un sourire et une petite lueur ludique dans mes yeux que je me retournais vers elle.

"C'est peut-être moins 'méga trop cool' mais... Puis-je ?"

Avec beaucoup de délicatesse et d’humilité, je vins saisir la main droite de Némésis et la poser au dessus de la mienne, paume vers le haut. De mon autre main, d'un mouvement délicat de ma baguette, je vins effleurer la paume de Némésis en formant un petit cadre invisible. Lentement, le chemin que formait le bout de ma baguette déposait un fin voile foncé et brillant. Petit à petit, la forme d'une petite boite de bois satiné se matérialisa au dessus de nos deux paumes. Soudainement, d'un geste vif et fluide, je formais et tirais de cette boite ce qui ressemblait à un ruban doré en murmurant muettement la formule de cet enchantement particulier. C'est avec léger un sourire satisfait que je contemplais mon propre talent lorsque sur le ruban translucide apparurent les traits caractéristiques d'une partition de musique. Lançant un petit regard amusé à Némésis, je pointai ma baguette avec de petits gestes ponctuels pour placer les notes d'une mélodie qui m'était familière. La gamme de la boite à musique étant restreinte, je préférais ne pas m’essayer à la composition spontanée et transcrivit note pour note la mélodie d’une berceuse de mon enfance. Une cousine m’avait offert une petite horloge magique qui lorsqu’elle me voyait me coucher délivrait ce reposant petit rythme en accord avec les secondes qui passaient avant que mes paupières ne se ferment.

Accordant ce court morceau à cette occasion, je l’accélérais un peu pour mimer le jeu rythmique des gouttes de pluie qui commençaient à tapoter sur les carreaux derrière nous. Lorsque j’eu finit de poser les notes sur le ruban flottant dans l’air, je tapotai doucement la surface lisse de la petite boite à musique qui s’était matérialisée dans la paume de Némésis. Avec vivacité, le tissu translucide sembla s’enrouler et en se faisant aspirer par la boite, les fibres et les notes semblèrent se dissoudre magiquement pour former un liquide brillant doré. Ainsi, la petite boite de bois sombre laqué comportait en son sain une simple coupole argentée avec ce liquide qui ne pouvait se renverser et restait coller à son contenant ouvert. Lisse, non troublé, la musique liquide était silencieuse et immobile. Je fermais la boite à musique.
Avec un petit sourire, j’attirais l’attention de Némésis pour lui montrer la marche à suivre pour faire fonctionner le petit objet magique. Délicatement, je caressais du bout de ma baguette sans même toucher la surface de la boite et magiquement, le couvercle se redressa pour révéler le liquide.



La petite mélodie commença alors, animant le liquide en accord avec le rythme. A chaque note, une goutte invisible semblait tomber sur la surface lisse et brillante du liquide, formant de petites ondes. Ajoutant ce détail pour Némésis, j’avais fait en sorte qu’à chaque goutte musicale invisible, le liquide change de couleur, mimant le spectacle coloré qu’elle m’avait offert quelques instants auparavant.
La mélodie continua sa petite danse alors qu’inévitablement, des souvenirs de mon enfance me revinrent à l’esprit. Seul dans mon lit énorme, j’avais longtemps pensé que cette musique m’encourageait à fermer les yeux sur un nouveau jour de solitude, me promettant un lentement plus doux, plus chaud. Plus vite mes paupières se fermaient, plus vite ce futur prometteur viendrait m’emporter loin du froid et de l’indifférence. Il était un peu étrange que ce soit cette musique qui m’était venu à l’esprit alors que j’espérais débuter une nouvelle amitié.
Lorsque la mélodie prit fin, la boite se referma sans bruit et je lâchais la main de Némésis pour lui donner cet objet étrangement léger.

"Tenez."
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Mar 26 Juin - 22:21



    Regulus ne semblait pas réellement à l'aise avec la proximité que venait d'opérer la jeune serpentarde, mais elle fit mine de ne pas s'en être rendue compte, elle appréciait sa compagnie et elle trouvait normal de le lui montrer surtout qu'habituellement, elle ne se serait pas contentée de si peu pour lui faire voir qu'elle l'aimait bien. Rares étaient les occasions où Némésis pouvaient se permettre de jouer comme une petite fille avec son don. Souvent, elle ne pouvait même pas y penser, son père étant toujours derriére elle pour l'avertir des dangers de son pouvoir ou pour l'empêcher de tenter de nouvelles expériences. Résultats des courses, Némy était une métamorphomage qui avait encore un très grand mal à contrôler sa volonté d'utiliser son pouvoir, alors le fait de l'avoir utilisé pour Regulus l'avait rendu toute excitée. Elle regarda l'air totalement étonné du jeune homme qui avait l'air de se montrer admiratif, la fit rougir un peu et la fit surtout sourire. Lorsqu'il lui saisit la main et l'invita à s'asseoir elle le suivit sans s'opposer, elle en avait bien besoin à vrai dire. Les applaudissements et acclamations des personnages dans les différents portraits, elle les avait à peine entendu trop préoccupé par ce qu'il pouvait bien penser de sa prestation assez originale. Elle était si fiére d'elle et si heureuse de lui avoir fait plaisir qu'elle n'osa rien dire pendant quelques instants, le fixant les yeux brillants d'un air angélique.

    Regulus était un garçon adorable et si elle n'avait pas connu Dimitri quelques temps auparavant, elle aurait très bien pu naïvement tomber dans ses bras en étant persuadée d'être folle amoureuse de lui. Peut être était ce la naîveté de croire qu'on trouvait le prince charmant au détour d'un couloir. Il avait l'air tellement fasciné qu'il la remercia même de ce petit cadeau, les yeux de la belle brune s’éclairèrent doucement prenant une couleur menthe à l'eau. "J'aimerais en faire de même, mais je crains que je n'ai pas de tels talents." Elle haussa les épaules d'un air modeste, il était si parfait en toutes circonstances, si retenu, constant, poli et charmant, qu'elle le trouvait très impressionnant et même si elle était heureuse de l'entendre rire


    "C'est peut-être moins 'méga trop cool' mais... Puis-je ?"


    Elle ne savait pas trop ce qu'il allait faire avec sa baguette, mais le laissa saisir sa main doucement, elle aurait presque cru qu'il allait lui faire une déclaration enflammée, l'idée même ne la choqua pas et le fait qu'il décide juste de lancer un sortilège, la rendit tout autant heureuse.

    Fais toi plaisir!

    Némy le gratifia d'un sourire gracieux. Elle le laissa dessiner un cadre imaginaire dans sa paume, un peu stressée, elle eut un frisson qui lui parcourut le bras et elle fixa sa main avec intensité. Une petite boite en bois apparue grâce au sort. Elle entrouvrit la bouche d'un air admiratif, il était vraiment doué en sortilèges, elle même avait du mal avec cette matiére et se sentait plus à l'aise en potion ou en métamorphose. Il inséra calmement les notes sur les partitions magiques de cette petite boite, elle restait là sans rien dire le fixant silencieusement. Puis il referma la boîte, elle se demandait ce que ça pourrait faire, la musique allait sortir, comme ça, c'était merveilleux! Elle avait l'impression d'avoir cinq ans à nouveau lorsqu'elle regardait sa tante Aileen jouer au piano et qu'elle n'osait même pas s'en approcher de trop près, par peur que le son si divin ne s'arrête par sa faute. Une fois qu'il eut terminé, le papier semblait comme aspiré par la boîte c'était assez impressionnant à voir surtout qu'elle ne pensait pas qu'il aurait fait quelque chose d'aussi élaboré et beau, alors qu'il disait que c'était si mal. Lorsque la musique se mit à retentir, elle se mit à pouffer de rire, tellement contente de voir que le liquide si lumineux prenait diverses couleurs, il faisait des choses folles pour l'impressionner décidément ce garçon. Elle souriait comme une petite fille lors du matin de Noel en fixant la boite, la berceuse était reposante, comme lorsqu'on pouvait écouter la pluie qui tombait encore dehors.

    Elle lui lança un regard innocent et presque interrogateur. Lui donnait il la boîte? Elle la prit dans sa main, la regardant sous toutes les coutures pendant de longues secondes, comme une petite fille qui regardait un objet précieux qu'elle n'avait encore jamais eu l'occasion ni même le droit de toucher auparavant. Elle le regarda à nouveau après quelques secondes, d'un air un peu gêné et tremblant.

    Mais... Mais c'est pour moi? Qu'est ce que... je dois faire avec? Bon euh d'accord.


    Elle saisit sa baguette et par simple logique, répéta les gestes du jeune homme avec un peu de mal et en jetant un coup d'oeil à sa composition, transposa chacune des notes qui se trouvaient sur ses feuilles. Elle mit un peu plus longtemps que lui pour le faire, un peu gênée de savoir qu'il la regardait avec attention, rougissant peu à peu. Elle actionna finalement la musique, regardant Regulus d'un air un peu préoccupé.



    La musique s'arrêta enfin et Némésis le regarda en souriant d'un air gêné, elle lui prit la main droite et lui redonna la boite en souriant timidement.

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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Mar 3 Juil - 10:12

Némésis m'observa exercer mes talents en sortilèges et enchantements avec une attention presque déstabilisante. Enfin, j'étais là pour faire impression non ? Après la démonstration haute en couleur de la métamorphomage, j'avais bien dû trouver un moyen tout aussi élégant et impressionnant et du bout de ma baguette, j'avais créé le petit objet musical et ludique. Peu habitué à être ainsi le centre de l'attention, même d'une seule personne, je me sentais un peu gêné mais aussi fier d'être capable d'intéresser quelqu'un. Lorsque la musique débuta, son sourire enfantin se répandit sur mes lèvres serrées. Dans ses yeux, je pouvais retrouver la même admiration et rêverie que dans les miens lorsqu'elle s'était soudainement changée en guirlande de Noël pour moi. Amusée, je la vis s'étonner de me voir lui donner ma création. Après son regard, ce fut de ses lèvres que sortirent les questions et je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit rire d'étonnement. Une si jolie demoiselle devait pourtant être habituée aux cadeaux.

"Eh bien..."

Eh bien quoi ? Que faire d'autre avec un cadeau que de le garder ? La réponse me paraissait tellement évidente que je ne parvins pas à trouver de mots explicatifs pour exprimer mes intentions. D'ailleurs, je n’eus pas à terminer ma phrase pour que finalement, Némésis prenne possession de la petite boite. Cependant, sortant sa baguette, ce n'est pas pour écouter une nouvelle fois la mélodie pluviale mais pour inscrire une nouvelle partition qu'elle tira à nouveau le petit ruban doré. Restant très rigide d'esprit, j'hésitais alors entre l'idée que la stupide élève n'avait pas bien saisit la fonctionnalité d'une boite à musique ou celle que Némésis n'appréciait pas la petite berceuse de mon enfance. Mais, ne laissant rien paraitre de mon trouble, je l'observa avec respect et silence copier mes gestes.
C'est seulement lorsque je la vis saisir sa propre partition de musique que je compris que j'allais avoir la chance d'entendre la composition de cette dernière. Pris de joie et de curiosité, j'en oubliais mon morceau. Lorsque enfin, j'eus le bonheur d'entendre ces notes, je fus figé dans un sourire très subtile, mais une expression de grande inspiration. Le regard perdu dans le vague, je ne prenais pas la peine d'observer le spectacle coloré que j'avais pus donner à la boite à musique et me contentais d'apprécier le morceau se déroulant agréablement comme la brise d'un jour ensoleillé. J'aurais peut-être dû être plus expressif dans mon admiration qui cette fois était bien plus profonde que mon excitation face au feu d'artifice coloré. La gamme d'une simplicité et d'une pureté s'accordait parfaitement au visage angélique de l'adolescente et le rythme vivace et complexe traduisait très bien aussi tout le raffinement et l'intelligence de Némésis.
Lorsque le morceau fut terminé, je n'eus même pas de réaction lorsque la main de Némésis vint prendre la mienne et y déposer la boite à musique. Trop perdu dans la beauté de la composition, je sursautait doucement avec un peu de retard quand elle ôta sa main. Dans ma paume, le contact froid du petit objet de bois était étrangement plus rassurant que la peau tiède de la jeune élève de Serpentard, mais heureusement, mon désarrois passa seulement pour de la surprise. Avec un petit sourire, je remerciais Némésis de ce cadeau avant de soudainement me rendre compte de la situation.

"Décidément, vous voulez m'impressionner ! Il n'y a rien à dire, je m'incline."

En effet, je n'avais rien pour répondre à cette nouvelle démonstration de talent. Alors que le don de métamorphomage était un héritage génétique provenant sûrement de la mère de Némésis, la composition elle, était une qualité que la demoiselle avait dû faire fleurir par elle-même. Moi qui me questionnait concernant un possible lien de famille avec les vulgaires sœurs Bizards, je me voyais ôté cette hypothèse de la tête. A devoir subir leur "musique", je ne voyais en elles aucune des qualités que Némésis pouvait avoir et que j'appréciais.

"Mais si ça venait de là je te dis !"
"Y a jamais personne ici et sûrement pas un pian- oh... Rogue ?"

Lorsque j'avais entendus les voix de deux élèves se rapprocher, j'avais rapidement rangé la boite dans la poche de ma robe et m'étais instinctivement levé avant même que ceux-ci ne nous aient aperçu. Se lever lorsque quelqu'un entrait dans la même pièce que soit était un réflexe de respect, mais personnellement cela me donnait plutôt l'impression d'être surprit dans une position vulnérable. Je ne me retournais pas tout de suite pour faire face aux bruyants arrivants, me rendant compte un peu agacé que j'avais fais preuve de beaucoup de mécanisme rigide en la présence de Némésis alors que nous commencions justement à oublier ces stupidités. C'est seulement lorsque l'un d'eux sembla reconnaitre ma camarade que je me permis de me retourner pour dévisager les intrus avec une expression passablement inexpressive. J'étais certes discret mais je n'étais pas invisible au point de ne pas être remarqué dans cette galerie vide de monde, en présence de Némésis.

"On a entendu du bruit et on l'a suivit jusqu'ici... C'était les tableaux ?"

Un rictus discret apparut sur mon visage ce qui, dans mon langage corporel, était une preuve d'agacement intense. La voix nasillarde de l'élève résonnait comme le crissement agressif d'un violon malmené après la douce mélodie dont Némésis avait pus bénir mes tympans. Quitte à être interrompu dans une plaisante conversation, autant l'être par une personne dont la présence n'est pas une telle nuisance. D'une stature un peu molle, je pouvais deviner dans le manque de raffinement dans leur apparence et leur paroles qu'aucune de mes connaissances de noblesse pouvaient avoir engendrer de telles progénitures. Mais le terme grossier de "bruit", raisonnant la bêtise, était ce qui m'avait crispé plus que ce que je n'aurais voulu montrer.
Bien que quelques regards interrogateurs mais surtout indiscret m'observaient, il n'y eu pas de question concernant ma personne pour l'instant bien que ces élèves de 1993 devaient se douter que je n'étais pas de leur époque. Enfin, il y avait bien des élèves de ma propre époque qui, ne m'ayant jamais remarqué, doutait aussi de mes années de scolarité à Poudlard à leurs côtés.
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MessageSujet: Re: Ca fait un bail - Némésis Rogue   Dim 15 Juil - 23:50

Némésis était gênée et à la fois fascinée par ce jeune homme. Elle avait du mal à réaliser qu'il lui offrait un présent alors qu'elle estimait n'avoir rien fait pour le mériter un tel geste. Le fait de retranscrire sa partition sur cette petite boîte de bois était un hommage. Regulus semblait bien mitigé au début et elle se sentait un peu mal à l'idée de lui avoir volé son oeuvre. Il semblait fasciné à l'écoute de la mélodie, elle en rougit comme une petite fille, flattée qu'il puisse apprécier son oeuvre. Elle savait que les Black étaient des hommes de goût, enfin généralement. Une fois la petite mélodie terminait, elle s'attendait ce que Regulus se montre assez peu expressif comme à son habitude mais il fit un effort.

"Décidément, vous voulez m'impressionner ! Il n'y a rien à dire, je m'incline."

Elle rougit et se mit à rire comme une petite fille, une main dans ses cheveux d'un air gêné. Elle aurait tellement aimé rester à ses côtés pour le reste de la journée, à ne rien faire, l'écouter, faire de la musique s'amuser avec son don. C'était tellement reposant d'être elle et non pas la fille de Rogue ou d'Aliera. Elle allait sans doute commencer à lui poser des questions sur son passé, elle avait tellement envie de le connaître mieux que des centaines de questions arrivaient dans son esprit en même temps et qu'elle finissait par s'embrouiller elle même.

"Mais si ça venait de là je te dis !"
"Y a jamais personne ici et sûrement pas un pian- oh... Rogue ?"
Oui qu'est ce que vous voulez? Vous voyez pas que vous dérangez


"On a entendu du bruit et on l'a suivit jusqu'ici... C'était les tableaux ?"
Sans doute! Si c'est pour nous interrompre pou si peu, ça servait absolument à rien. T'es tellement débile que t'entendrais pas une bouse de troll te tomber sur le coin de la figure.

Elle s'en voulut presque, mais n'allait surtout pas retirer ses paroles puisqu'elle le pensait. Elle se souciait seulement de l'impression qu'aurait Regulus en l'entendant proférer des mots si peu courtois et si répugnant. Sans trop réfléchir, elle saisit la main de Regulus, à la fois douce et autoritaire, elle se dirigea vers la sortie en sa compagnie. Elle était à la fois gênée et encore agacée de cette visite incongrue qui coupa court à leur rencontre. Elle se tourna vers le jeune serpentard d'un air désolé, le fixant timidement.

Et bien, c'était très amusant tout ça, mais je suppose que tu vas aller vaguer à tes occupations maintenant, non?


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Ca fait un bail - Némésis Rogue

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