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7 ans de malheurs ! [PV Sirius]
Maraudeurs en Folie!
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 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]

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Camille Bizard Black
Gryffondor

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Gryffondor

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MessageSujet: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Dim 15 Juil - 14:15

Je suis une maraudeur, une vrai !!!! C'est ce que je voudrais crier à la Terre entière ! Mais évidemment, je ne pouvais pas, puisque rares étaient les personnes qui savent qui est mon père. Et vu les évènements actuels il vaut mieux se faire toute petite. Mais il faut dire que la discrétion et moi, ça fait deux. Ce n'était pas que je me faisais volontairement remarquer, mais plutôt que malgré moi, il m'arrivait toujours toutes sortes de problèmes. Fred et George disent souvent que je suis la réincarnation de la Poisse. De ce fait, parfois, ils évitent de m'amener en exploration avec eux. Non mais oh ?! Qu'est-ce qu'ils croient ?? Que je vais tout faire capoter ?! S'ils font référence au fait qu'on a été prit par Rogue en pleine bibliothèque vers la réserve, ce n'est pas de ma faute !! C'est l'armoire qui n'était pas solide ! Le livre qu'on cherchait était trop haut. George voulait l'attirer avec un coup de baguette, mais j'avais voulu me rendre utile. C'est pour cela que j'avais grimpé sur l'étagère. Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'elle était déjà un peu bancale !! Si si je vous assure ! Elle bougeait ….. un peu …. légèrement …. presque pas. Toujours est-il que c'était un véritable fiasco. Une planche avait craqué, je suis tombée par terre, sur les fesses. Mais l'étagère étant fragilisé -ce n'est pas de ma faute !- tout était tombé tel un château de carte. Ne me demandez pas comment, j'en sais rien ! Mais toutes les planches ont cédé, l'étagère a basculé en avant et est tombée par terre. Les vitres qui renfermaient les précieux livres c'étaient brisés contre le sol ! Et voilà, 7 ans de malheur pour mon compte !!! Aie aie aie !! Évidemment la vacarme avait attiré le professeur Rogue et nous nous sommes prit, une semaine d'heures de colle. Pas dans la forêt interdite, ça nous aurait fait trop plaisir. J'avais beau essayé de me justifier, Severus n'avait pas voulu m'écouter. Il n'était pas réellement en colère mais plutôt blasé ! Heureusement pour moi, un « reparo » suffit à remonter l'étagère, de nouveau intact.

Et ça, c'était il y a deux jours. Et depuis deux jours, il m'arrivait vraiment que des ennuis … du moins plus que d'habitude ! Finalement, cette histoire de 7 ans de malheur si on brisait un miroir, était vraie. Au cours de métamorphose, nous devions transformer un rat en hibou. Il s'agissait de ma matière préférée. Etant métamorphe, je suis plutôt douée. Mais là encore, rien ne se passa comme prévu. Au moment où la rat changea de forme, ce n'était pas un hiboux qui apparu mais d'autres êtres ailés. La classe fut envahit par des chauves souris. Merci Camille !!! Fred et George avaient beaucoup rit, alors que les filles hurlaient et partaient en courant. En voyant le regard de McGonagall sur moi, je me suis réellement cachée dessous mon bureau … qui se cassa sur ma tête.
Et puis aussi ce midi, pendant le repas, alors que je me servais du jus de citrouille, je ne le trouvais pas assez bon. Je voulu le changer en jus de fraise à l'aide d'un sort inventé par les jumeaux Weasley, mais mon verre se mit à flamber. Poussant un crie, je le lâchais, et se fut toute la table des gryffondor qui fut en flammes. Il me semblait même que les cheveux de Sirius avait faillit cramer aussi, mais je n'étais pas sur, trop affolée pour réellement voir. Les « CAMILLE !!!!!! » avaient retentit dans les bouches de la plupart des gryffondor. Mais ce n'est pas de ma faute si leur sort ne marche pas, non mais !!

Pendant les cours de l'après midi, j'avais été un peu exclue. Même les profs m'ordonnaient de rester dans un coin de la pièce, de ne pas bouger, et surtout de ne toucher à rien. Non mais !! Vous ne voulez pas que j'arrête de respirer aussi tient ?! Après une journée plus au moins mouvementée, il était temps d'aller dormir. Mais au moment ou je sautais dans mon lit, celui-ci disparu carrément et mon matelas se retrouva sur le sol !

« Non mais c'est pas vrai ?! »

De plus, cette fois-ci je n'avais rien fait !!! Je partis dans les dortoirs de Fred pour lui dire que mon lit avait disparu. Celui ci était à moitié endormit et me dit que je n'avais qu'à le chercher sur la lune. Sur la lune ? Pourquoi la lune ! Non mais Fred, ce que tu dis n'a pas du tout de sens ! Quel idiot ! J'explorais donc tout le château à la recherche de mon bien, avant de tomber nez à nez avec le professeur Lupin. Je lui expliquais rapidement que je cherchais mon lit. Tient, pourquoi est-ce qu'il me regarde avec cet air septique ? Me prenant certainement pour une somnambule, il me dit gentiment de retourner me coucher. Ce que je fis. Minuit. Une heure du matin. Deux heures. Le sommeil ne venait toujours pas, en plus j'avais mal au dos sur mon matelas. Bon. Je me relevais et me rhabillait avant de finalement prendre la route de près au lard. Le vent était froid, les rues désertes. C'était un peu perturbant, mais pourtant je n'avais pas peur ! Hé, je suis une maraudeur, une vraie !!

Forcément tous les magasins étaient fermés, même les bars. Et les boites de nuits, ce n'étaient pas tellement mon truc. Finalement je m'assis non loin de la cabane hurlante. On dit qu'elle est hantée n'est-ce pas ? Avec un sourire aux lèvres, je sortis mon appareil photo ! Il était temps de chasser les fantômes ou découvrir le mystère de la cabane hurlante ! J'allais prendre le méchant vilain pas beau fantôme en photo !! …. Mais au fait ? Ca se prend en photo un fantôme ? J'haussais les épaules, je demanderais à Sir Nicolas. Je pris donc le chemin de la cabane hurlante. Après avoir forcé sur la porte, celle-ci s'ouvrit en grinçant. Il faisait tout noir, il y avait aussi des toiles d'araignées. Je n'avais pas eu le temps de faire quelques pas que déjà je me pris les pieds dans une planche et BOUM sur le sol. J'essayais de me rattraper à un miroir mais celui-ci tomba avec moi dans ma chute et …. se brisa à son tour !

« Oh non ….. Ca me fait 14 ans de malheurs !!! Je vais mourir !! »

« Oh mais qu'est-ce qu'on voit ? »
« Une petite Lapine égarée ? »
« Allez viens ma jolie, on va s'occuper de toi ~ »


Relevant la tête, je pouvais apercevoir à travers mon appareil photos, trois adolescents, qui n'avaient pas l'air très net d'esprit, surtout qu'un tenait à moitié debout et qui sentaient l'alcool. Ah, le début des ennuis. Bon !!! Je suis une maraudeur, une vraie !! Je garde mon calme !! Sans répondre, je me relevais péniblement et leur afficha un grand sourire.

« Hé les mecs ! Faites un grand sourire et dites « Ouistiti » ! »

Et CLIC ! Photo souvenir !! J'attrapais une chaise pour la lancer sur le mec le plus proche, celui qui ne tenait pas de debout, qui se retrouva d'ailleurs par terre avec une chute plutôt marrante. Choppant un balai d'une qualité plus que douteuse, je brossais avec, la tête du deuxième gars. De la poussière s'éleva dans la pièce. Beurk. Et enfin, je tirais le tapis sur lequel marchait le dernier type, qui se cassa lui aussi la figure ! Et voilà !!! Gagné !!! ….. …... …. Ah bah non ! Ils se relèvent ! Oh oh ! Je suis à court d'idées. Trois contre un, ça risque d'être dur ! Prendre la fuite ?! Impossible, je suis une maraudeur, une vraie !! Je suis la fille de mon père !!!

Un des mecs m'attrapa et me jeta sur le sol, sans ménagement. Je me retrouvais sur le dos. Le deuxième fit sauter les boutons de ma chemise avec un poignard. Le troisième prit la chaise que j'avais jeté pour la mettre au dessus de moi, m'empêchant de me débattre. Même si la chaise m'empêchait de bouger, la peur ne m'empêchait pas de crier, alors que des larmes coulèrent sur mon visage.

« PAPAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »


Dernière édition par Camille Bizard Black le Dim 15 Juil - 20:50, édité 1 fois
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Sirius Black
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Dim 15 Juil - 17:51

"Dans ton sac, non ?" conseilla Peter d'une petite voix endormie en voyant son ami s'agiter dans tout les sens. Grognant qu'il avait déjà cherché là où il posait habituellement, Sirius avait commencé à retourner son matelas et désordonner les quelques habits qu'il avait en sa possession en cette époque. James ronflait déjà sans être dérangé par le vacarme et Remus était tellement fatigué qu'il semblait prêt à être enterré dans son lit. La journée avait été longue et fatigante pour les Maraudeurs, mais c'était surtout parce que la veille l'avait été plus encore. Dans le ciel, la Lune perdait son premier croissant, ce qui signifiait que la nuit précédente n'avait offert de repos à aucun des quatre Maraudeurs.
"Mais ça sert à rien ton pince linge de toute façon... Et puis t'as qu'à en demander un autre à Amy grommela le petit blond en s'enfouissant dans ses couvertures comme dans son terrier. "Pince A linge" précisa Sirius en fouillant une fois de plus la petite table de chevet qui se trouvait à côté de son lit désordonné. Il ne prit pas la peine de préciser qu'il n'avait aucune envie de faire face à Amy pour une telle futilité. Et puis qui sait, cet objet moldu était peut-être précieux et rare, qui sait si en 1993 il serait tout aussi facile à trouver ? "La cabane." souffla alors Remus d'une voix de mort. Sur son visage s'était affiché un faible sourire amusé. Voir l'énergie avec laquelle Sirius cherchait une vulgaire pince à linge moldue était très amusant. Bien que le jeune Black ne su pas que c'était un objet complètement inutile et banal même dans le monde des moldus, Remus était sûr que le fait qu'elle lui avait été donnée par Amy Bizard dans leurs jeunes années, lui ajoutait beaucoup de valeur.

Sirius s'arrêta de chercher pour lancer un regard à son ami qui était retourné dans son état mortuaire. Il était en effet fort possible que la chose soit tombée de son sac lors de leur petite escapade. Avec un grand sourire, le jeune Black gratifia le lycanthrope sans que celui-ci ne le voit. Leur dernière soirée avait définitivement été la meilleure, et cela parce que Remus avait été à leurs côtés. Grâce à Severus Rogue, l'actuel maitre des potions de Poudlard, leur ami loup-garou avait pu garder toute sa conscience bien que son corps se soit changé en celui d'un monstre.
Remettant son lit en place et jetant sa couverture par dessus, il se redressa et soupira. Bien qu'il aimait les escapades, il aurait préféré avoir égaré sa pince à linge plus proche de son lit qu'aussi loin que la cabane hurlante à Pré-au-lard. Alors que le silence et la tranquillité retombait dans la chambre, Sirius put observer avec un sourire que ses trois camarades s'étaient rapidement laissé emportés par les bras de Morphées. James ronflait paisiblement la bouche légèrement entre-ouverte, Remus avait un petit sourire serein sur ses lèvres pâles et Peter restait invisible, terré sous sa couverture, mais le soulèvement lent et régulier du petit tas qu'il formait sur son lit prouvait qu'il dormait déjà profondément.
Avec un haussement d'épaule, le quatrième Maraudeur saisit une veste et sortit de sa chambre. Le froid ne tarda pas à le forcer à se vêtir, même dans la salle commune des Gryffondors où la cheminée crépitait encore joyeusement. Peut-être un Détraqueur rôdait-il trop près de la tour ? Avec un frisson, Sirius hâta le pas dans les couloirs jusqu'à être dans le parc. On avait prévenu les élèves de la présence des gardiens d'Azkaban aux alentours du château mais Sirius ne s'était jamais vraiment attardé sur la chose. Une folie du directeur qui en 1976 était déjà un professeur plutôt loufoque avait-il pensé. Mais une nuit alors qu'il ruminait les sombres pensées que cette époque semblaient lui imposer, il comprit que c'était sûrement attiré par Sirius Black qu'ils étaient venus rôder. La différence d'âge et d'époque n'avait sûrement pas vraiment d'importance pour ces suceurs d'âme.

La nuit n'était pas plus froide à l'extérieur du château et bizarrement, la brise nocturne ajoutait quelque chose de plaisant à la fraicheur. Laissant la lueur blanche de la Lune décroissante et le vent frais chasser la fatigue qui étirait ses traits élégants, Sirius prit la direction du passage secret qu'il avait emprunté la veille aux côtés de ses camarades. Quelle joie avait-il été de se retrouver entre Maraudeurs après ce long mois étrange et pesant. Les problèmes n'avaient pas trouvé de résolutions, les questions pas de réponses, mais les adolescents s'étaient tous requinqués d'une nuit de liberté et d'insouciance digne de 1976.
Scrutant l'herbe à la recherche de son petit objet perdu, Sirius hésita à se transformer en chien pour tenter de retrouver sa propre odeur laissée dur la pince à linge qu'il trimbalait souvent dans son sac. Il se ravisa. Il n'avait pas peur que quelqu'un le voit, car à cette heure de la nuit personne n'était dehors et les quelques étranges rôdeurs se convaincraient d'eux même d'avoir rêvé. Non, ce qui empêchait Sirius de se transformer pour avoir recours à son flair était que la nuit dernière, son sens développé lui avait joué un tour très étrange. Sa propre odeur, il l'avait humé très faiblement mais assez pour stopper ses sottises et scruter la noirceur d'où provenait son propre parfum. Bien qu'il retourna rapidement à ses amis, le malaise que ce sentiment lui avait procuré demeurait sans son esprit. Il n'avait pas vraiment cherché à comprendre, mais quelque chose lui disait que ça n'était pas un bon présage.

Jetant un dernier regard au parc désert éclairé par la Lune, Sirius sortit sa baguette et immobilisa le saule cogneur d'un fouet de baguette. Celui-ci sembla protester d'un long grincement de tronc, mais il n’abattit pas ses grosses branches sur le Gryffondor qui put se glisser dans l'étroit passage secret creusé dans la terre.
N'ayant même pas fait la moitié du chemin, il entendit des bruits, des voix, les bruits d'une lutte. Pressant le pas, il eu une grimace de mécontentement et de colère en imaginant que d'autres que des Maraudeurs se trouvaient dans la Cabane. Ce lieux était devenu une base privilégiée de Lunard Patmol Cornedrue et Queudver et bien qu'aucun signe n'ai interdit l'entée à des inconnus, il était rare que quelqu'un ose violer ce sanctuaire. Seraient-il venus la veille, les pauvres auraient crié bien plus fort.
Les cris de colère étaient devenus des rires goguenard ce qui eu le chic d'exaspérer plus encore Sirius qui arrivait à la fin du passage. Mais alors qu'il s’apprêtait à ouvrir la trappe et jeter les intrus comme des malpropres, un terrible cri de détresse lui souleva le cœur et lui hérissa tous les poils du corps.

Une fraction de seconde passa sans qu'aucun des adolescents dans la Cabane Hurlante ne comprenne ce qui leur arrivait. Ce n'est qu'un peu trop tard que Sirius sentit le sang d'un jeune homme sur ses canine et le bois sec du plancher sous ses quatre pattes. Deux délinquants se trouvaient pétrifiés devant ce qu'il qualifieraient de chien si sa taille n'était aussi imposante que celle d'un prédateur bien plus effrayant. Le troisième se tenait le bras ensanglanté en couinant, des larmes dégoulinant de ses petits yeux verts. Tous crocs et griffes dehors, les grognements menaçants de la bête s'étaient soudainement arrêtés alors qu'il se rendait compte de la situation. Ses yeux observèrent les trois adolescents de ses yeux jaunes avec une lucidité étrange pour un animal, mais voyant bien qu'ils ne pouvaient rester ainsi, Sirius se remit à grogner en claquant de sa puissante mâchoire. Sa manœuvre eu l'effet escompté lorsque les trois malheureux prirent enfin leur jambes à leur coup et quittèrent la cabane à une vitesse impressionnante.
Enfin, la bête se retourna doucement pour poser un regard sévère et peu réconfortant sur la petite blonde terrifiée. Camille Prescott. Sirius se retint de lever les yeux au ciel. Il l'avait rencontré lors d'une soirée improvisée dans la salle commune des Gryffondors. Il aurait bien oublié son nom associé à son joli visage si celle ci n'avait été une experte pour se faire remarquer. Alors que les Maraudeurs se la coulaient douce en cette époque qui leur était inconnue, elle et quelques autres élèves de 1993 de Gryffondors semblaient se disputer la palme des plus grands chieurs de l'année. On ne passe pas à côté de quelqu'un qui a faillit vous brûler vous et votre magnifique chevelure ce midi même. Incendier la table des Gryffondors lors du déjeuner avait été pour le coup une farce qui avait peu fait rire le Maraudeur sortant d'une nuit exténuante.
Alors qu'il observait sa camarade sans vraiment savoir quoi dire, Sirius se rendit lors compte qu'il ne pouvait pas parler parce qu'il avait une gueule de chien. Se rendant alors compte de l’embarrassante situation, il eu un rictus de mécontentement qui découvrit ses canines sanglantes. Comment allait-il faire pour ne pas que le lendemain une petite blonde crie dans tous les couloirs que Sirius Black est un Animagus ? Elle ne l'avait pas vu se transformer, mais il faudrait bien que celui-ci retrouve sa forme humaine. Il lui fallait éloigner la petite pour pouvoir récupérer s baguette et ses vêtements restés dans le souterrain s'il n'étaient pas déchirés. Une autre alternatives était de monter à l'étage et sortir les habits de secours qu'ils avaient placés dans un meuble pour d'éventuels problème lors des nuits de pleines Lune future. Mais monter en forme de chien et revenir en élève de Poudlard serait carrément suspect même dans l'esprit confus de la jeune blonde. Devrait-il lui jeter un sort d'oubli ?
Réfléchissant, le gros chien resta immobile à fixer la jeune fille.
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Camille Bizard Black
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Dim 15 Juil - 22:30

Priant de toutes mes forces qu'il ne m'arrive rien de mal, j'avais fermé les yeux, ne voulant pas affronter cette peur. Restant dans mon angoisse, j'attendis. Un grognement sourd retentit, suivit d'un hurlement de douleur. Craintive, je finis par rouvrir les yeux, pour voir ce qu'il se passait. Je restais pétrifiée sur place, dessous la chaise qui était toujours au dessus de moi. Un énorme chien venait de sauter sur un de mes agresseurs. Ses crocs s'étaient refermés sur son bras, ce qui expliquait le crie, et le sang qui coulait à flots. Le deuxième grognement retentit et les trois adolescents bourrés prirent leurs jambes à leurs cous, prenant la fuite sans demander leur reste. Un silence pesant et angoissant régnait dans cette pièce jaunâtre. On pouvait tout de même toujours entendre la respiration du chien, ce qui ne me disait rien qui vaille. Mais moi, toujours sous le choc, je ne bougeais pas de dessous ma chaise. C'est après un long moment, qu'enfin je me décidais d'agir. Mes bras tremblant agrippèrent la chaise avant de la jeter plus loin. Mes mains essuyèrent mes joues humidifiées par les larmes alors que je me redressais doucement. Enfin mon regard azur se posa sur le gros chien noir qui me fixait dangereusement. Pourtant je n'avais pas peur, comme si sa présence, bien qu'imposante et terrifiante, me rassurait. Au fond, je savais que je ne risquais plus rien. Si la bête féroce avait voulu me manger ou me faire du mal, ça ferait longtemps qu'elle l'aurait fait. Toujours retournée par mon agression, je resserrais contre moi ma chemise déchirée. Je me pinçais doucement les lèvres, alors que mes yeux se remplirent une nouvelle fois de larmes cristallines. Contre coup de l'émotion, je sanglotais doucement, alors que des larmes salées virent ruisseler le long de mes joues pales. Je continuais de pleurer silencieusement.

« … Papa …. Papa … Papa …. Papa …. »

Non ma petite Camille, c'est un chien qui t'a sauvé, pas ton père. Mais généralement lorsqu'on a peur c'est la présence de la personne avec qui on se sentira protégé qu'on souhaite. Et instinctivement, c'est à mon père que j'avais pensé. Cet homme que je ne connaissais pas, mais à qui encore fois, je voulais donner malgré tout, le bénéfice du doute. Cet homme que je voulais connaître et qui devait reprendre son rôle. De ce genre de situation, la présence d'un père, de celui dont le devoir est de me protéger, était demandée.

Me trainant sur le sol, je me rapprochais doucement du chien, malgré la peur et la terreur qu'il m'inspirait. Son regard essayait de me dissuader de continuer ma route, mais pourtant, je ne me stoppais pas. Mes mains agrippèrent les poils longs de l'animal, mes doigts glissant dans sa fourrure. Et aussitôt, je passais mes bras autour du cou du chien, laisser ma tête aller contre la bête. Je restais au moins 5 bonnes minutes ainsi, des minutes qui devaient paraitre une éternité pour le pauvre Sirius. Mais bon, je ne pouvais pas savoir ah ah !

Et enfin, lorsque je me détachais du chien, je lui adressais mon habituel grand sourire. L'émotion passée, j'allais tout de même mieux.

« Merci Toutou ! Sans toi j'aurais été mangé toute crue ! »

Je me relevais et me penchais vers la bête pour l'examiner. Une grosse bête noire, bien plus gros qu'un chien normal. Ses pupilles jaunes et dilatés exprimaient la colère. Ses crocs pouvait certainement m'arracher les membres sans grandes difficultés. Son apparence n'était pas du tout rassurante, tel un monstre.

« Tu es un sinistros ? Un présage de mort ne m'étonne pas vu ma poisse …. Mais pourquoi tu m'as sauvé si tu dois prendre ma vie ? Je ne veux pas te vexer, mais tu es un étrange Sinistros. Et sans vouloir paraître offensante, tu n'arriveras pas à me tuer, parce que moi, je suis une Maraudeur, une vraie ! Dis le Sinistros, tu connais les maraudeurs ? Ils sont très populaires tu sais ! Mais moi, je suis sur qu'avec Fred et George, on peut les battre !! Parce qu'on est des Warriors ! OOOOOOOH JE SAIS !!!!! Dit, Sinistros ? Tu veux bien être mon allié ?! Parce que avoir le sinistros avec nous, franchement c'est trop cool !! Si je t'ai toi, c'est un point bien gagnant !! Parce que Sirius Black et compagnie, eux, ils ne t'ont pas !!! Oooooh tu es d'accord !! Trop gentil !! Adjugé vendu !!! »

Non non vous ne rêvez pas, Camille Bizard Black faisait réellement la conversation avec un chien ! Est-ce que j'étais persuadée qu'il allait me répondre ? Peut-être pas, mais si c'était le Sinistros, il avait forcément une conscience et comprenait ce qu'il se passait autour de lui. Déjà parce qu'il m'avait sauvé la vie, et puis parce que s'il devait prendre la vie des autres, il devait tout de même savoir à qui il avait à faire et donc, il était forcément intelligent ! Ah, j'aime mon raisonnement !!Suivre les traces de mon père, être meilleure que lui, lui montrer que sa progéniture est digne d'une maraudeurs. C'était un but tellement excitant !
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Sirius Black
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Lun 16 Juil - 13:22

La jeune blonde se mit à pleurer sous le regard sévère de l'animal. Ne sachant toujours pas quoi faire, Sirius resta immobile, dévisageant Camille de son regard jaune. La pauvre serrait sa chemise déchirée contre sa peau pâle et pleurait à chaude larme en appelant son père. A quel point pouvait-elle être idiote ? Bien que la victime lui inspirait beaucoup de pitié, Sirius ne put s'empêcher d'être en colère. Se balader seule, la nuit, n'y avait-il rien qui ressemblait à un cerveau dans le crâne de cette blondinette ? C'est donc sans compassion que l'énorme animal demeurait à quelques pas d'elle, ni agressif, ni amical.

Lorsque la demoiselle commença alors à s'approcher de lui, le chien grogna doucement pour la dissuader de s'approcher plus mais elle n'écouta pas, peut-être trop assourdi par ses propres pleurs. Se figeant lorsque celle-ci s'agrippa à ses poils, il n'osa pas s'enfuir ou la pousser et se laissa enlacer. Il n'était pas quelqu'un de très câlins bien qu'il soit connu pour apprécier la compagnie des femmes. Ici, l'impression d'être une grosse peluche de gamine l'énervait particulièrement mais il se contrôla et laissa la blonde chasser sa peur et son chagrin contre le corps chaud du gros toutou. Rigide, il attendit qu'enfin la blonde le lâche pour reprendre sa réflexion. Comment sortir de là sans révéler son identité.

Camille sembla se remettre plutôt rapidement et c'est de son grand sourire habituel qu'elle remercia la bête. Elle avait un comportement si normal que Sirius dû jeter un discret regard en biais vers ses pattes pour s'assurer qu'il était encore sous forme animale. N'avait-elle donc peur de rien ?
Elle se releva sous le regard plutôt mécontent du chien qui aurait préféré que la jeune fille s'enfuit en courant et en hurlant. L’appellation "Toutou" lui décocha une grimace et un discret grognement. C'était à présent qu'elle risquait le plus de se faire manger toute crue.

N'agissant toujours pas, il laissa le regard bleuté de la jeune fille l'observer quelques secondes avant de se lancer dans un monologue particulièrement agaçant.
Le Sinistros, présage de mort, pour le coup le surnom plaisait un peu plus au gryffondor qui ne démenti pas et se gonfla un peu de fierté. Pourtant, ce n'était pas pour autant que l'autre gryffonne se mit à crier. En effet, Sirius l'avait sauvé d'un bien triste sort, mais son réflexe ne l'empêchait pas d'être tenté d'apporter la mort à la petite rescapée. Une petite morsure lui rappellerait peut-être que ce monde n'est pas empli seulement de licornes et d'arc-en-ciel.
L'animosité qui pouvait être sur le visage du chien disparu alors complètement lorsque de la bouche de Camille sortit un terme qui ne devait pas y être. "Maraudeur", elle se proclamait membre du groupe. Dans une mimique canine, Sirius tourna la tête sur le côté, ne comprenant pas du tout pourquoi la petite pensait être une Maraudeuse. Lorsqu'elle insinua qu'avec ces amis et battrait ce petit clan, l'adolescent ne se fâcha pas mais expira courtement en secouant la tête d'une façon qui rappelait beaucoup le rire humain.
Abasourdi d'avoir ainsi une conversation avec l'élève sans être capable de parler, Sirius l'observa avec des grands yeux. Cette enfant était définitivement très bizarre. La chose la plus étrange était qu'elle n'était pas du tout craintive ou intriguée ou même étonnée par le gros animal qui se trouvait devant elle.

Sirius n'avait pas vraiment l'intention de passer la nuit entière à attendre qu'un éclair d'intelligence vienne éclairer le cerveau de l'inconsciente. La dévisageant de ses pupilles dorées, il essaya de faire fi de son sourire insouciant. Il ferait mieux de lui prêter quelques vêtements et il fallait qu'il trouve un moyen de la raccompagner au château. Sous forme de chien ou d'humain, la tâche n'allait pas être simple, mais Sirius pensa qu'il serait tout de même plus simple de communiquer en pouvant parler. Il ne tenait pas à faire la conversation, mais peut-être pourrait-il imposer le silence jusqu'au château plutôt que de subir les discours de la pipelette qui prenait le silence d'un animal pour de la permission ou pire de l'acquiescement. Mais pour pouvoir se transformer, il devait se soustraire au regard de sa camarade et cela n'avait pas l'air d'être une facilité sachant que Camille pensait s'être trouver un nouveau copain.

Décidant enfin d'agir, le gros chien rentra sa tête dans ses épaules et se mit à grogner bruyamment en montrant ses crocs. Dans ses yeux brillaient une lueur clairement agressive. Avançant d'un air menaçant, il la poussa vers une grosse armoire poussiéreuse en espérant l'y enfermer le temps de se transformer, se vêtir et trouver une excuse.
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Camille Bizard Black
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mer 18 Juil - 19:05

C'est vrai, je ne suis pas raisonnable, je le reconnais. Se balader en pleine nuit à pré-au-lard était complètement inconscient. Je voulais tellement ressembler aux maraudeurs, suivre les traces de mon père. Mais j'avais omis quelque chose. Les maraudeurs étaient une bande de 4 garçons, qui étaient en mesure de se défendre, pas une seule jeune fille comme moi. Est-ce que mon père aurait été en colère à cause de mon attitude ? Est-ce qu'il m'aurait fait la morale ? Ce sont des questions que je ne pouvais pas m'empêcher de me demander. Instinctivement, je me mis à rire. Voilà que je repensais de nouveau à ma jolie petite famille que j'aurais voulu avoir. Ma pauvre Camille, redescend sur Terre, la vie n'est pas un compte de fée. Je ne suis pas la petite princesse protéger par ses parents ou par son prince charmant. Non là, je suis plutôt le chaperon rouge en face du grand méchant loup … ou plutôt grand méchant chien. En le réalisant, j'eu un mouvement de recul. Camille qu'est-ce que tu es en train de faire ? Papoter avec un animal sauvage qui pouvait m'arracher la gorge d'un moment à l'autre …. Pauvre idiote ! Réfléchit donc un peu !

Soudainement, l'animal se mit à grogner et montrant son agressivité, il me poussa en arrière. Poussant un crie surprit, et un peu de peur, il faut bien l'avouer, je reculais nettement, avant de tomber carrément dans le placard. Et … évidemment, la porte se ferma. Je me retrouvais enfermée à l'intérieur. C'était … étrange. Ce n'était qu'un animal et pourtant, j'avais l'impression que c'est ce qu'il a voulu, que je me retrouve dans ce placard. Un chien qui veut enfermer un humain … C'était normal ça ? Tout aussi normal que discuter avec la bête … donc pas logique du tout. J'étais un peu intriguée. Quel était ce nouveau mystère ?

Ce n'était pourtant pas le moment pour un réfléchir. Je devais surtout trouver un moyen de sortir. Je chercha à tâtons dans l'armoire, quelque chose qui pourrait m'aider. Ma main gauche se plaqua sur quelque chose de coupant, des bouts de verres certainement.

« Aie …. »

Un petit gémissement plaintif s'échappa de mes lèvres, alors que je sentais le sang poisseux couler de ma main. Instinctivement j'essuyais ma main sur mon chemisier déjà déchiré. Dans l'état où il était, un peu plus, un peu moins, on ne verra pas la différence. Bon du calme !! Tu vas bien sortir d'ici ma petite Camille ! J'entendis les bruits de pas du chien s'éloigner de la pièce, puis plus rien. Il était sans doute sortit. Bizarre l'animal vraiment ! Mais en attendant, moi, j'étais toujours bloquée et dans le noir ! Je détestais les pièces sombres, préférant la luminosité. Le noir me faisait justement broyer du noir. Or, je préfère être pleine de vie. Se sentir mal, croyez moi, c'est carrément pesant ! …. Quoi que, quelqu'un d'aussi énergique que moi, c'est tout aussi fatiguant ! … Surtout pour les autres ! Moi, je m'aime voyons ! Je tenais mon côté plein de vie de maman, mais heureusement je n'avais pas son franc parler. Ceci dit, je n'avais pas non plus le côté froid de mon père. Qu'est-ce que j'avais hérité de lui ? Maman m'avait répondu mon goût de l'aventure. Mais maman, pourquoi papa lui ne rate pas tous ses coups ? J'avais pu un peu observer le Sirius jeune, et il était clairement beaucoup moins maladroit que moi. Lorsqu'il voulait faire des coups bas, lui ça marchait ! Alors que moi … tout finissait toujours en fiasco. Papa est un véritable maraudeur, logique puisqu'il fait partit du clan ! Je suis tellement fière de lui ! Oui c'est vrai, lorsque je le vois, mon regard se remplit de fierté, mes yeux brillants d'émotions. Beaucoup de personnes pensent que je suis amoureuse de lui, et peut-être que Sirius lui même le pense. C'est sur que la discrétion n'était pas spécialement mon truc, et comme je le regardais toujours avec un air rêveur, mélangé avec de la tendresse, ça peut porter à confusion ! Même Tonton Regulus pense que je suis amoureuse de son frère et que c'est pour ça que je veux les réconcilier. Des fois, j'ai envie de lui hurler « Mais non Patate, je suis ta nièce !!!! » Mais je ne peux pas me le permettre, sinon bonjour les ennuis.

Mais pour en revenir à nos moutons, ou à notre chien, celui-ci c'était éloigné ! Je n'avais plus qu'à trouver un moyen de sortir !! … Oh mais Camille !! Tu es une sorcière ! Idiote, tu as une baguette !! Ralala, il serait peut-être temps d'y penser. Avec un grand sourire, je sortis ma baguette magique que je pointais vers la porte avant de prononcer le sortilège.

« Alohomora »

En temps normal, l'utilisation de se sortilège sert à déverrouiller les serrures. La porte n'était pas condamnée mais seulement fermée, je me demandais donc si le sort allait fonctionner. Mais je ne m'attendais certainement pas à ça ! Mais c'était sans compter ma poisse habituelle et mes 7 ans de malheurs ! La porte explosa carrément. Je poussais un crie avant de me baisser pour éviter de recevoir des bouts de bois. Bon finalement, au moins, je pouvais sortir ! Me redressant, je quittais l'armoire pour rejoindre la pièce principale, avant de regarder ma main, à travers la lumière jaunâtre. J'avais toujours quelques bouts de verres coincés dans les mains. J'enlevais quelques morceaux, mais d'autres étaient trop enfoncés. Enfin, j'aurais pu les retirer en m'y prenant bien, mais j'étais beaucoup trop douillette !

« Aie aie aie aie aie aie !!!! »

Tant pis, je resterais la-fille-qui-a-la-main-avec-du-verre !! Ca faisait cool non ? …. Non pas trop, je vous l'accorde ! Soudainement, j'entendis du bruit dans une autre pièce. Ah ? Le chien était toujours là ? Je devais certainement en profiter pour fuir … mais peut-être que ce n'était pas le chien, mais ce qui hantait la cabane hurlante …. La curiosité était trop forte. Et puis, c'était pour cela que j'étais là !! Allez détective Camille, petite maraudeuse en avant !!!! J'attrapais de ma main non blessée mon appareil photo qui était toujours sur le sol avant d'ouvrir grand la porte !

« PHOTO SOUVENIR ! »

CLIQUE !!!

« ….......... Oh ! »

Qui avait l'air le plus bête là ? Lui ou moi ? Sirius Black prit en flague par sa fille, à moitié nu, en train de s'habiller ? Ou moi, Camille Black, le visage avec des taches de sang (Oui il ne faut jamais me laisser seule !) car j'avais toucher mon visage avec ma main, et qui en plus venait d'avoir une photo de son père à moitié déshabiller ? Sans parler de mes bouts de verre coincés sur ma main ! Franchement !!! On faisait bien la paire, vive les Black !!

Sous le choc, je lâchais mon appareil photo qui tomba de nouveau sur le sol. Choquée et surprise, je le regardais avec de grands yeux, la bouche entre ouverte.

« …. P... Sirius …. »

Qu'est-ce qu'il faisait là ? Quand était-il arrivé ? …. A moins que …. A moins que ….. non mais … peut-être que ….. Je le pointais subitement du doigt, ou d'un bout de verre, au choix.

« AAAAAAAAAAAH C'EST TOI LE SINISTROS !!!!! »
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Jeu 19 Juil - 11:39

La jeune blonde sembla enfin se souvenir que seule dans la nuit avec un monstre n'était pas une situation pour se réjouir et lorsque Sirius feignit l'agressivité d'une bête sur le point d'attaquer, Camille recula avant de trébucher dans l'armoire derrière elle. Bondissant sur la porte, l'animal canin saisit sa chance et poussa la porte à se refermer sur la pauvre petite. Il n'y avait pas de loquet pour l'y enfermer, mais ayant déjà fait la farce à Peter, les Maraudeurs savaient que l'absence de poignée de l'intérieur était tout aussi efficace.
Alors qu'il allait se précipiter à l'étage pour se changer, un petit gémissement le retint et l'odeur du sang vint rapidement lui titiller les naseaux. Il laissa échapper un grognement de surprise et d'inquiétude en se retournant vers la prison de bois. Ne pouvait-on la laisser ne serait-ce quelques secondes seule sans qu'elle ne s'attire d'ennui ?
Finissant par réaliser qu'il ne pouvait de toute façon pas l'aider en cette forme, il se détourna à contre-cœur et grimpa les escaliers crissants quatre à quatre jusqu'à la poussiéreuse chambre du deuxième étage. Un lit épais s'y trouvait ainsi qu'un canapé et plusieurs commodes et un piano. C'était ici que les Maraudeurs passaient leur temps lorsqu'ils venaient ici pour les transformations de Remus Lupin. Sirius reprit forme humaine et, haletant, se laissa tomber lourdement sur le lit dont s'échappa une grande volute de poussière qui le fit tousser. Même 17 ans auparavant, les quatre garçons s'étaient amusés à sauter sur les meubles poussiéreux sans parvenir à les délester de toute leur poussière.

Laissant échapper un long soupir, il demeura ainsi quelques secondes à contempler la partie supérieur du lit. Pourquoi était-il venu ici ? Il l'avait oublié mais ça n'était surement pas pour ce qu'il s'était passé ici. Même si l'évènement avait rapidement prit une tournure étrange grâce à la bonne humeur inébranlable de la Gryffondor, Sirius avait tout de même sauvé sa camarade d'un viol. L'idée que des violeurs puisse rôder autour du château lui arracha une grimace. Ils ne portaient pas d'uniforme, mais avaient l'âge de fréquenter Poudlard et malheureusement le gros chien ne se souvenait pas vraiment de leur visage. Enfin, il espérait surtout que cette grosse frayeur leur ai servit de leçon.
Se relevant en soufflant, le jeune homme se dirigea alors vers une commode dans laquelle Remus avait déjà pensé à amener des habits "au cas où". Le lycanthrope ne pensaient surement pas à une situation telle que celle-ci, mais sa sagesse sauvait son ami d'un grand tracas. Saisissant deux chemises dans l'intention d'en donner une à Camille, il commença à se vêtir.

Une explosion retentit au rez-de-chaussé le faisant sursauter. Il ne fallut pas que Sirius entende le bruit distinctif de débris de bois tombant sur le parquet pour comprendre que Camille Prescott avait dû faire quelque chose pour s'évader. Le fracas qui remplaçait la simple ouverture de porte était tout de même inquiétant. Se pressant d'enfiler son pantalon pour aller voir ce qu'il se passait. Il cru même entendre des gémissement de douleur et paniqué, il eu du mal à se vêtir rapidement.
Il ne fallait pas qu'elle s'enfuit et se retrouve avec des habits déchirés au milieu de la nuit dans les rues de Pré-au-lard ! Mais au contraire, ça n'était pas la porte d'entrée de la cabane hurlante que la blonde franchit d'un bond brandissant son appareil photo mais celle de la chambre où Sirius était encore torse nu. Pris d'un réflèxe animal, le Gryffondor se retourna d'un bond et eu une grimace en montrant ses dents. Fixant Camille de toute l'intensité de ses prunelles grises, il dû reprendre son calme lorsque celle-ci le reconnu en laissant tomber au sol son appareil.

"C- C'est... Je... U-Un chien ! Un gros chien est venu et m'a arraché les-" balbutia-t-il. Il n'était pas du tout le plus doué des Maraudeurs pour les excuses. James arrivait souvent à s'en sortir de discours experts et Peter parvenait souvent à prendre les gens en pitié. Remus n'avait que rarement besoin de trouver des excuses, mais expert en règlement, il trouvait toujours la faille dans les accusations. Sirius, lui, se contentait généralement de dévisager les gens d'un air malicieux et hautain. Ce dernier n’eut même pas le temps de finir sa phrase que la jeune blonde s'affola. Le pointant d'une main ensanglantée elle avait clairement fait le lien. Prit de court par toute cette agitation et ne sachant quoi faire, Sirius finit par saisir sa baguette d'un geste expert.

¤Expelliarmus¤ ! s'écria-t-il et la baguette de Camille vint voler jusque dans sa main gauche. ¤Accio¤ enchaina-t-il pour avoir l'appareil photo et l'éloigner de l'effrontée qui serait tout à fait capable de le lui lancer à la figure. Mais il ne baissa pas sa baguette pour autant et fixant Camille avec une lueur plutôt malveillante, il hésita à lancer le sort suivant. "Tu n'aurais pas dû." dit-il avec un léger grognement dans sa voix, plus pour lui-même que pour l'autre Gryffondor.
Quitte à effacer ce moment de la mémoire de l'élève, peut-être pouvait-il se permettre d'effacer sa mésaventure précédente se dit alors Sirius en posant sur elle son regard gris et froid. Son corps dénudé semblait horriblement faible et sans défense maintenant qu'elle se trouvait devant sa baguette sombre. Il ne se souvenait pas qu'elle ait été si blessée par contre.
"Il y a une chemise sur le canapé à côté de toi. Tu peux la prendre. Est-ce que ça va ?" demanda-t-il alors inquiet, en pointant la main de la blonde de laquelle perlait encore des gouttes de sang. Son front marqué de rouge était tout aussi inquiétant, mais Sirius ne pouvait pas déterminer de saignement.
N'osant toujours pas lancer son sort d'amnésie, ni s'approcher pour venir en aide à Camille, il se contenta de la maintenir en joug.
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mer 25 Juil - 14:25

Oui bien sur !! Un chien est venu et t’a arraché les vêtements ! Me prendrais tu pour une idiote, cher papa ? Son excuse était vraiment … pitoyable. Au moins je savais de qui je tirais mes excuses bidon qui ne tiennent pas la route. Tel père, telle fille. Mais j’étais en train de réaliser …. Mon père m’avait sauvé la vie … Et puis … Sirius est un animagus. Les yeux brillants d’émotions, je le regardais bouche bée. Etant métamorphe, je n’avais pas réellement de problèmes pour tout ce qui est transformation, bien que moi je n’abusais pas de mon don, préférant tout simplement changer la couleur de mes cheveux. Un don que j’évitais d’utiliser en ce moment. J’avais peur que si Sirius voit que je suis métamorphomage, il fasse le rapprochement avec Amy et devine mon identité. Mais pour un jeune de l’âge de Sirius, devenir animagus, c’était un véritable exploit. Sirius était tellement intelligent et doué. J’étais si fière qu’il soit mon père. Oui c’est ça, j’étais vraiment fière de lui. Sentant justement cette fierté augmenter en moi, j’avais envie de crier « Hé ouais, c’est MON père ! » Mais bien sur, il n’était pas question que je le fasse. Et d’ailleurs, avant même que je ne puisse dire quoi que se soit, ma baguette m’échappa des mains pour atterrir dans celle de Sirius. Il venait de me désarmer. Hein ? Mais pourquoi ?! D’ailleurs, mon appareil photo suivit le même chemin.

« Hééééééé !!! Ma photo !!! »

Bah oui quoi ! Je comptais la garder !! Gonflant mes joues d’un air boudeur, je le foudroyais du regard. Ce geste ne dura que deux petites secondes, mais c’est un regard qui me changea complètement. C’était comme si je passais de Camille Bizard, à Camille Black. Un regard beaucoup trop ressemblant à celui de Sirius lorsqu’il était contrarié. Un regard plus froid, plus noir, capable de vous glacer le sang ou de vous faire frissonner. Mais aussitôt mes yeux redevinrent rieurs alors que je tirais la langue.

« Allez rend moi mon appareil, avec une photo de Sirius Black torse nu, je vais me faire un maximum d’argent, toutes les filles vont se battre pour l’avoir ! »

La baguette toujours pointée sur moi, ce fut mon tour de me recevoir la fameux regard froid. Quoi ? Qu’est-ce qu’il allait me faire ? Me jeter un sort ? Au lieu de m’affoler, je gardais mon calme. Si sa réputation de « tueur de moldus » était vraie, il était certainement capable de me lancer un sort. Mais pourquoi me faire du mal alors qu’il venait de me sauver ? … Oh évidemment ! Je savais son secret !! Son but n’était pas de me faire du mal mais plutôt de me faire oublier ce passage. Oui, un sort d’oubliette.

Et pourtant, il ne semblait pas se décider. Lancer le sort ou non ? Au lieu de cela, il m’informa que je pouvais prendre la chemise qui était sur le canapé. Restant quelques secondes sans bouger, je me demandais où était le piège ... Mais Sirius gardait sa baguette pointée contre moi, sans pour autant passer à l’action. Tout de même méfiante, je me déplaçais lentement vers le dit canapé, sans détaché mon regard de mon père. A la moindre tentative, je sauterais par-dessus le canapé pour me cacher et après je …. Heu … oui bah j’aviserais ! J’attrapais la chemise et la serra contre moi. Pour me changer, il fallait que je lui tourne le dos. Comment pourrais-je tourner le dos à un homme qui me menace d’une baguette ? Il faudrait être folle à lier. Je continuais donc de le fixer sans un mot, sans bouger. Mais … non. C’était mon père, et j’avais prit ma décision, à tort où à raison. Mes lèvres s’étirèrent dans un doux sourire.

« J’ai confiance en toi »

Sur ces paroles que j’avais murmurées avec calme et douceur, je me retournais, dos à lui, pour enlever ma chemise déchirée et mettre celle que Sirius m’avait passé. Alors que je me changeais le temps me paru comme une éternité. Pourtant je n’avais pas peur. Non je ne jetais pas des coups d’œil derrière moi pour voir si tout se passait bien. J’avais décidé d’avoir confiance en lui, alors c’est ce que je faisais. S’il me jetait un sort malgré tout, cela prouverait que j’avais tort, que je m’étais trompée … Que maman s’était trompée. Mais pourtant, rien ne se passa. Il ne m’avait pas attaqué, il était resté respectueux. Je me retournais donc vers lui avec un sourire aux lèvres. Finalement peut-être que vouloir le connaitre en valait la peine, peut-être qu’il n’était pas comme tout le monde pensait. Encore une fois, j’étais tellement fière de lui.

« … Alors toi aussi, tu devrais avoir confiance en moi »

Je m’approchais de lui avec une lenteur calculée puis du bout des doigts, j’effleurais sa baguette, avant de le regarder dans les yeux, avec un air sérieux.

« Ne me jette pas de sort d’oubliette.. Je t’assure qu’avec moi, ton secret est entre de bonnes mains, je n’en parlerais à personne. »

Puis soudainement, je me remis à rire et sourire.

« De plus, imagine que je te communique ma poisse et que le sort se retourne contre toi ! Se serait bête hein ! Sait-on jamais, ne prends pas de risques ! Par contre, je garde quand même la photo !!! »

J’attrapais brusquement mon appareil photo que je gardais serré contre moi. Oui on pouvait le dire, Camille était une idiote !! N’importe qui d’autre aurait profité de l’occasion pour récupérer la baguette et pouvoir se défendre. Mais moi j’avais choisis de prendre mon appareil et de lui laisser ma baguette magique. J’avais décidé de lui faire confiance non ? Alors je n’aurais pas à me défendre contre lui.

J’agitais également ma main, répondant enfin à sa question, à savoir si j’allais bien, par rapport à ma blessure.

« Oh, ça ?! Ne t’inquiète pas, c’est ma blessure de guerre ! Je serais dorénavant Cristalwoman !! Nouveau super héros !! Je garderais ses bouts de verres à vie !!»

Je regardais ma main et les bouts de verres en grimaçant. J’étais tellement douillette qu’effectivement je préférais les garder à vie plutôt que de les enlever. Le plus étrange était que je parlais et riais comme si rien ne venait de se passer. Comme si je n’avais pas vu que Sirius était un animagus … comme si ça n’avait pas d’importance. Mais je n’étais pas bête, tout s’expliquait. Si le Sirius adulte n’était pas retrouvé, c’est parce qu’il était un animagus. Dans ce cas là, ils ne le retrouveront jamais non ? Pourquoi n’était-il pas venu retrouver sa famille ?

Je m’assis subitement sur le canapé et croisa les jambes, en soupirant, l’air songeur. Puis je regardais Sirius, avant de prendre la parole.

« Tu sais Sirius ? Je t’ai mentis.. A notre première rencontre je veux dire. Lorsque je t’ai dis que je suis la fille d’une famille moldu. Et bien ce n’était pas vrai. Mais tu vois, mon père, lorsque j’étais toute petite, il a fait des choses pas bien, et puis il est allé en prison. Tu dois penser que j’ai honte ? Mais pourtant ce n’est pas le cas. Mais je me demande où est le vrai du faux. Dit Sirus, comment on sait lorsqu’au fond, une personne est honnête ou non ? C’est si facile de manipuler … »

Je me redressais et m’approcha de l’animagus avant de poser doucement ma main intact sur son cœur. Je pouvais ressentir ses battements, qui battaient un peu trop vite d’ailleurs, sans doute à cause du stress de la situation.

« Moi je veux croire que si on arrive à lire dans son cœur, on aura la réponse. Mais ce n’est pas si facile. Regarde, toi par exemple, ton cœur tu le renfermes. Tu ne laisses pas les autres te comprendre. Peut-être que mon père à moi, il est un peu pareil. »

Je me reculais de nouveau, avant de me diriger vers la fenêtre, je regardais dehors à travers la vitre.

« Tu sais, mon père il s’est échappé. Moi je veux tout faire pour le retrouver. Si j’étais une animagus comme toi, se serait plus simple pour retrouver sa trace. Tu as bien de la chance d’être aussi fort. Mais je ne me décourage pas !!! J’ai décidé que pendant les premières vacances, je partirais à sa recherche !! »
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mer 25 Juil - 16:36

Une crispation infime vint crisper le visage de Sirius alors qu'un instant, il cru percevoir quelque chose d'autre derrière ce personnage de blondinette bavarde. Une once, un frisson, un sentiment qui fut chassé assez rapidement pour que Sirius ne s'en rende vraiment compte. Comment pouvait-elle tirer une telle mimique alors que devant elle se trouvait un sorcier d'une autre époque assez doué pour être animagus à 16 ans ? Toute cette situation rendait le jeune homme horriblement mal à l'aise. Et lui ? Allait-il vraiment ensorceler une autre élève ? Il aurait bien aimé que la petite vois de Remus Lupin lui susurre à l'oreille la marche à suivre, mais il se trouvait seul, seul avec Camille Prescott. Mais s'il lançait son sort, personne n'en saurait jamais rien non ?

La voix joyeuse et moqueuse de la jeunette le sortit de sa réflexion et lui soutira une expression de surprise. Un compliment était la dernière chose qu'il pensait entendre ici et maintenant. Même si son égo se sentait flatté qu'une fois de plus la renommée de sa popularité était prouvée, il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire méprisant. La photo, l'argent, le cerveau de la blonde n'était peut-être pas vide mais rempli d'étranges choses.
Sirius ne savait pas s'il aurait préféré avoir une proie terrorisée à la pointe de sa baguette, mais le fait de se sentir craint et fuit lui aurait facilité la réflexion. Il ne voulait pas qu'on le craigne plus que les élève de 193 semblaient déjà le faire. Mais Camille, elle, même si elle devait bien être au courant de tout ce qui terrifiait les autres, ne semblai pas inquiétée le moins du monde. Méfiante néanmoins, elle alla attraper la chemise posée à son intention.
Leurs regards ne se quittaient pas pourtant la conversation était à sens unique. Peu importe ce que pouvait dire la blonde, Sirius restait muet, guettant le signal qui lui donnerait l'excuse, la permission de lancer son sort. La pipelette sembla le comprendre et un petit silence put tomber sur le duo. Se rendait-elle enfin compte face à l'attitude froide de son camarade qu'il ne plaisantait pas ?

Au contraire, avec un sourire serein, elle murmura une petite phrase qui se planta dans la poitrine de Sirius telle une lance. Heureusement, elle se retourna pour se dévêtir des lambeaux de sa propre pour enfile l'autre et l'expression du jeune Black resta invisible. La douleur qui s'était logée dans son cœur était remonté jusqu'à sa gorge à la vitesse d'un douloureux haut-le-cœur. Se sachant hors de vue, il porta même une main à sa bouche, craignant de laisser échapper un cri, un gémissement, un son qui viendrait indiqué son trouble.
Confiance. Pourquoi ce mot sonnait si faux à ses oreilles ? Pourquoi les gens avaient-ils confiance en lui lorsqu'ils ne devraient pas ? C'était une question qui semblait remonter de très loin dans l'esprit de l'adolescent pourtant connu pour son assurance arrogante. Sirius ne s'était jamais vraiment penché sur ce qu'il était, pourtant de nombreuse fois s'était-il sentit moqueur face à ceux qui lui accordaient leur confiance. Ils les trouvaient naïfs et ne se rendait pas compte qu'il ne se trouvait pas digne de confiance. Amy Bizard voyait en lui un prince charmant alors qu'il brisait autant de cœurs que de pucelages dans son lit. Severus Rogue avait cru qu'il existait une limite à la bêtise et à la cruauté de l'élève et s'était trouvé face à une farce mortelle. Peter Pettigrew considérait son ami comme un grand frère bienveillant, un mentor, mais son existence n'aurait-elle pas été plus plaisante sans lui ? James Potter le voyait comme son meilleur ami, son frère, et avant de savoir que Sirius Black avait laissé cet homme aller en terre avant lui, le gryffondor croyait vraiment qu'il était la seule personne qui pourrait réellement compter sur lui quoi qu'il arrive. Et maintenant cette Camille Prescott ? Pourquoi le croyait-elle digne de confiance ? Quelle illusion avait-il encore projeté sans s'en rendre compte ? Pourquoi la liste de ses victimes s'allongeait-elle sans qu'il n'y fasse rien ?

Il se força à regagner calme et froideur lorsque la jeune fille se retourna et demanda avec douceur qu'il soit à son tour un peu confiant. Pour toute réponse, elle eu un froncement de sourcil de sévère et des pupilles grises peu amicales. Il ne la connaissait pas et ne savait d'elle que le peu qu'elle avait pu lui dire. Pourquoi lui accorderait-il une confiance aveugle ? Pourtant, il la laissa s'approcher, lentement, de plus en plus près, effleurer sa baguette menaçante de ses doigts fins. Son regard bleu n'était plus taquin, mais sérieux, le laissant apprécier cette dite confiance. Il ravala sa salive. Était-ce parce qu'Amy lui vouait aussi cette étrange appréciation qu'il retrouvait sa présence dans ces yeux bleus et pétillants ?
Pas si bête, la demoiselle avait bien comprit face à quel sort elle se trouvait. De sa voix calme et posée, elle s'efforçait d'appeler à la confiance du 7ème année qui sembla plutôt se méfier plus encore. Qui n'aurait envie de hurler dans les couloirs que Sirius Black était un animagus ? Qui était Camille Prescott pour être si confiante, si compréhensive, si proche et si étrange sans être menaçante ?
Peu importe ses sourires, elle ne parvint cependant pas à contaminer Sirius qui restait crispé comme un vieux balai. Ce sort ne se retournerait pas contre lui, il n'y avait aucune raison pour que le sorcier expérimenté face d'erreur, même la poisse légendaire de la Gryffondor. Pourtant, il faillit échapper des lèvres de Sirius lorsque surprit, il se vit délesté de l'appareil photo. Il s'apprêtait à riposter, mais son esprit s'emmêla les pinceaux et il put se rendre compte qu'il avait encore deux baguettes en main. Pouvait-il se sentir menacé par un adversaire toujours désarmé, seulement équipé d'une chemise trop grande et d'un appareil photo ? Devant le sourire insouciant et les plaisanteries de Camille, pas vraiment non.

Agitant sa main ensanglantée dans tout les sens comme s'il s'agissait d'un trophée, la jeune fille ne parvint pas à masquer sa grimace de douleur. En voyant son air nauséeux face à la blessure, Sirius comprit que la jeune fille n'osait pas ôter les épais bouts de verre qui s'étaient plantés dans sa paume. Avec un sourire exaspéré, Sirius ne put rester rigide plus longtemps. "Fait voir." finit-il par grommeler en s'approchant du canapé où s'assit la blonde. Il plaça la baguette de Camille dans sa poche arrière de son pantalon. Il était un adolescent bien bâtit, un sorcier très doué et un animagus, allait-il vraiment craindre une fillette ?? Ne sachant toujours pas s'il allait lancer ce sort à sa camarade, il finit par estimer que la réponse lui viendrait à un moment ou à un autre sans qu'il doivent rester immobile en tenant en joug une jeune élève inoffensive.
Il vint se placer au sol près du canapé. Saisissant délicatement la main de la Gryffondor, il put grimacer à son tour en découvrant l'ampleur des dégâts. Le tout semblait plutôt douloureux. Interpelé par son prénom, il releva les yeux vers la jeune fille. Il n'aimait pas particulièrement qu'on l'appelle ainsi et qu'on le tutoie lorsqu'il estimait ne pas connaitre la personne, un résidu d'éducation de noblesse sans doute. Mais voyant alors le visage d'ordinaire si rayonnant de la jeune fille être soudainement voilé de souvenirs et de songes, il resta silencieux et la laissa parler. Et dire qu'il voulait se transformer en homme pour pouvoir éviter cela. Examinant la plaie avec délicatesse, il prêta moyennement attention au discours de sa camarade, captant seulement les grandes lignes.
Il fallait qu'ils enlèvent ces bouts de verre avant que les mouvements involontaires de la Gryffondor ne les bougent plus profondément encore. Les nerfs moteurs des doigts semblaient encore intact et c'était là le plus important. Sirius ne répondit pas bien qu'il capta l'intonation de questions, concentré à voir comment il soignerait cette petite main. Il poussa un soupir exaspéré lorsque Camille vint placer son autre main contre son torse nu et chaud pour capter son attention. Forcé, Sirius vint placé ses prunelles argentées dans celles songeuses de la blonde et l'écouta. Il ne put s'empêcher de paraitre horriblement ennuyé par l'analyse qu'elle faisait de lui. Des paroles pleines de poésie, des paroles de filles. Ce genre de chose, il avait apprit à les entendre sans vraiment les écouter à chaque fois que la luxure descendait lentement entre les draps. "Aah les filles, il faut toujours qu'elles parlent." se plaignait-il souvent auprès de James. Il n'avait pourtant échangé qu'un étrange baisé avec Camille Prescott, trop peu pour ce genre d'intimité. Peut-être était-ce la vue de son torse nu qui avait cet effet ?

Quoi qu'il en soit, il laissa la jeune fille s'éloigner pour jeter un regard pensif à l'extérieur. Ou peut-être avait-elle peur de voir Sirius lui arracher les gros morceaux de verre ? Bien qu'il en ait connu bien plus que le reste de ses camarades, Sirius Black était loin d'être le plus habile lorsqu'il s'agissait de comprendre les était d'esprit des femmes ou des autres en général ou même des siens.
"Oui ben écoute c'est cool ton père tout ça mais j'ai pas l'intention d'aller lui flairer la cape si c'est ce que tu insinue." expira-t-il avec lassitude en se relevant pour rejoindre la demoiselle près de la fenêtre. D'une main délicate sur son épaule il la tourna pourtant pour lui faire face. "Maintenant je dois te dire que Cristalwoman c'est carrément nul comme nom." Avec un petit sourire rassurant, il tenta de la convaincre de le laisser la soigner et prit doucement sa main blessée dans la sienne. "Laisse-moi soigner ça. Si je dois te lobotomiser autant que je m'échauffe un peu. Et puis je me sentirais mieux." dit-il alors en rigolant à moitié. Avec douceur, il la ramena au canapé où il s'assit à ses côtés cette fois-ci. En inspirant longuement, il pointa sa baguette au dessus de la paume de Camille mais s'arrêta. D'un regard il vint chercher la permission de sa victime.
"T'es sûr de vouloir retrouver un taulard en cavale ? Même si c'est ton père... Je veux dire, il est dangereux." dit-il alors en pensant que parler de son père la distrairait peut-être un peu de sa douleur. Il ne se rendit pas compte qu'un étrange parallèle pouvait se faire entre ce que cette jeune fille lui disait et ce qu'il avait apprit sur son futur. Murmurant aguamenti, il laissa un fin filet d'eau couler sur la blessure de Camille et laver le sang et la poussière.
"Et puis, il a peut-être pas envie de te voir." ajouta-t-il avant de tirer d'un coup sec un des petits bouts de verre. Avec satisfaction, il vit que l'hémorragie ne s'en trouvait pas aggravée. Il se rendit compte avec un peu de retard que sa remarque manquait cruellement de délicatesse. "Enfin... Je veux dire que... Qu'il viendra sûrement te voir par lui même. C'est pas la peine de partir à sa recherche." se rattrapa-t-il maladroitement en lançant un regard rapide à la jeune fille. La vérité était que Sirius pensait réellement ce qu'il disait, non pas parce que lui ne désirait pas d'enfant. Un père ne voulant pas revoir son enfant, il en connaissait au moins un. Orion Black était un personnage vil qui méritait bien une cellule à Azkaban mais qui se jouait de la justice du Ministère de la Magie et Sirius n'était pas fâche d'être renié par un être aussi abjecte. Mais Camille elle semblait beaucoup plus attachée à son taulard de père malgré ses crimes.
"Je vais enlever le gros bout." prévint-il en voyant qu'il ne restait plus que cela avant d'ajouter "Tu le connais bien, ton père ? Je ne pense pas qu'un père ait vraiment de raison de ne pas être honnête avec son enfant." Sirius se trouvait presque surprit d'avoir retenu autant des paroles et des questionnements de la petite blonde. Sur cette petite réassurance, il tira d'un coup sec le gros losange qui s'était planté. Le sang s'échappa plus fortement de la paume coupée mais Sirius le laissa s'étendre et concentré, il porta ses deux mains au dessus de la blessure.
"Vulnera Sanentur" dit-il d'une voix calme. La surface réfléchissante du liquide rouge tressailli doucement puis le sang rampa doucement contre la gravité. Répétant la formule plusieurs fois en effectuant des petits mouvements circulaires de ses mains, Sirius parvint au bout de quelques minutes à faire se refermer les profondes coupures qui parurent se remplir du sang écoulé. Il resta un instant attentif et silencieux pour être sûr que tout s'était ben déroulé et tapotant d'un index fin et taquin la paume douillet de Camille, il la rassura d'un sourire triomphant. "Voilà !" dit-il en se relevant. Sirius prit alors la chemise dont il voulait se vêtir avant que ne débarque la blonde et son appareil photo, et se couvrit.

"Je te déconseille de chercher ton père. S'il tient à toi autant que tu tiens à lui, il viendra te chercher. Sinon, t'es mieux sans lui." dit-il en achevant son look d'un coup de main dans sa chevelure sombre. Pragmatique, c'était une réflexion très logique mais qui se révélait moyennement utile appliquée à des sentiments d'adolescentes.7
"Tu me disais quoi déjà ? Que t'es une Maraudeur ? On va voir si c'est vrai t'es venue ici par où ?" dit-il d'une voix forte et plus enthousiaste en espérant détendre l'atmosphère. Cette histoire de père n'était vraiment pas un terrain que Sirius appréciait.
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mar 31 Juil - 14:48

Hé quoi ? Ne me regarde pas comme si j’étais folle ! J’ai certes prit l’appareil photo au lieu de ma baguette magique mais c’est mon choix et je l’assume ! Mais en même temps, je ne voyais mal menacer mon propre père d’une baguette magique. Ce qui était un peu ironique vu la situation. Après tout, c’était lui qui pointait la sienne sur moi. Mais il n’avait toujours pas lancé son sortilège. J’avais l’espoir que peut-être, il ne le ferait pas. Dans le cas contraire, était-ce si dramatique ? D’un autre côté …. S’il lançait son sort, peut-être que c’est Sirius Black tout court que j’oublierais. Ce n’était pas plus mal, j’oublierais sa présence, son existante, et tout redeviendrais comme avant. Je n’aurais plus de soucis à me faire, ni à souffrir. Secouant la tête, je chassais cette mauvaise idée de mon esprit. Depuis toute petite, mon rêve était de connaitre mon père. Maintenant que je l’avais sous la main, je n’allais certainement pas le laisser filer, peu importe les conséquences. Le futur sera peut-être difficile, mais j’assumais ! C’était un choix que j’avais fait, pas question de faire marche arrière. Alors que nos regards se fixaient toujours, j’avais envie de lui hurler « mais espèce d’idiot, je suis ta fille !!! » C’était tellement tentant, de tout lui révéler. Lui cacher des choses et lui mentir me faisaient mal. J’avais l’impression de le trahir. Mais pourtant je ne pouvais rien lui dire, sinon ça se passerait mal, il serait surprit, choqué et il allait prendre la fuite. Voir pire, être en colère, dégouté et ne plus jamais m’adresser la parole. Peut-être même qu’en parlant maintenant, je ne réussirais qu’à empêcher ma naissance. Depuis ma discussion avec Fred, je n’avais plus envie de disparaître pour le bonheur de mon père. Parce que parfois, il fallait être égoïste et ne penser qu’à soit même, et c’est ce que je ferais. Moi je voulais ma vie de famille, alors je l’aurais et puis c’est tout !

Soudainement Sirius prit la parole, surprise je le regardais avec de grands yeux. Il me demandait de lui montrer ma main. Certainement pas ! Je la cachais derrière mon dos en fronçant les sourcils, avant de finalement lui tirer la langue.

« Whaaaaaa Mais c’est qu’en plus, il sait parler ! »

Et bien oui, depuis le début c’était moi qui tenais la conversation à sens unique. On aurait presque pu croire que Sirius était muet, bien sur je savais que ce n’était pas le cas. Mais se plaçant sur le sol, Sirius ne me laissa pas le choix. Il attrapa délicatement ma main. Je sursautais. Depuis quand Sirius Black pouvait se montrer aussi doux ? … Décidément, j’avais encore beaucoup de choses à apprendre de lui. Un peu sceptique et décontenancée, je le regardais faire, muette. Après avoir parlé de mon père, je me relevais pour disparaitre vers la fenêtre. J’avais pu ainsi esquiver le moment où il m’arracherait la main ! …. Heu les bouts de verres je veux dire ! Mais l’animagus n’avait pas l’air de l’entendre de cette oreille, puisqu’il me rejoignit ! N’y compte même pas, j’ai une volonté de faire !! Si tu m’approches, je te fais une prise de karaté !!! … Ou pas ! Il m’expliqua qu’il n’avait pas l’intention de rechercher mon père pour moi. Heureusement, car les deux Sirius auraient eu l’air bien bête face à face tient. Mon jeune père me retourna vers lui, critiquant mon « nom de code » que je m’étais improvisé, disant carrément que c’était nul comme pseudo ! Na mais oh !!! Tu aurais mieux fait toi peut-être ! Espèce de chien gâteux !!! …. Evidemment, je n’allais pas lui sortir cette insulte qui ne lui aurait pas du tout plus ! Je n’oubliais pas qu’il avait toujours nos baguettes et un sort à me jeter ! Ne tentons pas le diable !

Et pour la première fois, Sirius me souriait. Même si c’était pour me rassurer et m’amadouer, j’étais tout de même un peu gênée. Ce sourire me faisait chaud au cœur. Je rougis légèrement et détourna la tête. Mais le vil Black en profita justement pour prendre ma main blessée, dans la sienne. Rah ! Camille ! Tu t’es fait avoir comme une bleue ! Accompagné d’une touche d’humour, il se mit à rire. Rire que je rejoins malgré moi.
« Certes, mais fait attention, je mords ! Moi aussi je dois avoir des canines ! …. Un peu moins imposantes tout de même ah ah ! »

Sirius me ramena sur le canapé où il prit place également. Attrapant de nouveau ma main, il pointa sa baguette sur ma paume. Mais finalement il releva la tête vers moi. Le gryffondor me demanda si j’étais sur de vouloir retrouver mon père. Après tout, s’il s’était évadé de prison, il était dangereux. Oui merci Sirius, je sais tout cela, mais ce n’est pas ça qui me dissuadera. Regarde je suis bien en train de discuter avec toi. Je retrouverais mon père quoi qu’il arrive. Peut-être que je serais déçue mais je ne peux pas le savoir avant de l’avoir vu. Je me contentais donc, en guise de réponse, de lui sourire et d’hausser tout simplement les épaules. Mais la phrase qu’il rajouta me choqua complètement et je restais figée sur place. « Et puis, il a peut-être pas envie de te voir » …. Instinctivement, j’écartais ma main de la sienne, la ramenant vers moi. … Mes yeux se voilèrent et se remplirent de larmes. Evidemment j’ai avais déjà songé. Et à vrai dire, tout le temps. C’était même ma plus grande peur, que le Sirius Black adulte ne veuille pas me voir, qu’il ne m’aime pas. Mais entendre ses mots de la propre voix de Sirius me fit l’effet d’un coup de poignard enfoncé lentement dans mon cœur. Lentement pour pouvoir ressentir toute la souffrance se propager dans tout mon corps et cœur. Une brulure insupportable pour me rappeler que la vie n’était pas toute belle toute rose. Une douleur, une souffrance qui me rappelait que je n’obtiendrais pas forcément ce que je veux. J’avais à cet instant tellement mal que je ne ressentis même pas lorsque Sirius me retirer un des bouts de verres. Ce n’est qu’en voyant le morceau de verre dans sa main que je m’en rendis compte. Mais à cet instant des larmes coulaient le long de mes joues, sans que je ne puisse les en empêcher. Nos regards se croisèrent rapidement.

« ……………… AIE AIE AIE AIE AIE AIIIIIIEUUUUUUUH !!! NON MAIS C’EST QUE TU ME FAIS MAL !!!!!! »

Je faisais passer mes larmes comme conséquence du bout de verre retiré et non pour cette phrase qui m’avait déchiré. Mais oui Sirius, tu me fais mal, énormément mal. Mais comment puis-je t’en tenir rigueur alors que tu es dans l’ignorance. Mais si tu savais, n’aurais tu pas prononcé cette phrase ? Ou est-ce que cela n’aurait rien changé ? Je n’ai finalement pas envie de savoir la réponse. Je séchais mes larmes de ma main indemne avant de lui faire un petit sourire d’excuse. Sirius n’était de toute évidence pas dupe, puisqu’il essaya de rattraper le coup, en disant que mon père viendra certainement vers moi par lui-même. Tait toi je t’en pris. Je sais que ce n’était pas le cas. Sirius s’était évadé et il n’avait pas cherché à me retrouvé. Non, la première chose qu’il avait faite, c’était aller voir Harry, avec l’intention de le tuer. Harry était mon ami, et m’avait dit que le but de Sirius était de l’éliminer. Il m’avait dit aussi que l’autre soir, lorsqu’il était partit de chez son oncle, il avait cru voir un gros chien noir. Si nous avions prit cela pour le sinistros, je comprenais maintenant que ce n’était autre que mon père. Alors non, sa famille ne passait pas en priorité. Comptait-elle seulement ? Je voulais avoir ses réponses.

La voix de Sirius me fit sortir de mes pensées. Il allait enlever le plus gros bout. Il tira d’un coup sec sur le verre tout en me demandant si je connaissais bien mon père. Je poussais un crie de douleur et grimaça en voyant le sang s’échapper de mes mains.

« Aaaaaah je me meurs !!!!! Au secours !!!! »

Sirius me soigna à l’aide d’un sortilège cicatrisant. Décidemment, il en connaissait des choses. Je retiendrais le sort, avec quelqu’un d’aussi maladroite que moi, ça peut servir. Je le laissais faire, tout en répondant à sa question.

« Non … lorsqu’il a été arrêté je n’avais que 3 ans. J’ai quelques brides de souvenirs mais ça ne va pas plus loin … Mais maman a toujours cru en lui. Tous les sorciers sont contre mon père. Mais moi, je veux croire aussi en lui. Je ne veux pas qu’il soit seul et qu’il sache qu’il y a tout de même des gens qui l’aiment. Tu comprends Sirius, je ne veux pas l’abandonner, c’est mon père, je porte son sang, il fait partit de ma vie. Je veux tout simplement l’aimer. »

Pour détendre l’atmosphère, Sirius me demanda par où je suis rentrée, en tant que Maraudeurs.

« Bah par la porte par où veux tu que ………….. Oh …. Mais … Toi t’es pas rentré par la porte ! …. IL Y A UN PASSAGE SECRET !!!!!!! OU CA ????? OU CA ?????? OU CA ??? DIT MOI S’IL TE PLAIT !!!! »

Toute excitée, je me mis à bondir sur mes pieds et à sautiller !

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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mar 31 Juil - 23:40

La jeune fille était définitivement un comprimé étrange de tristesse et de joie. Sirius Black n'était pas du genre à faire très attention aux états d'âmes des autres ou même des siennes, mais il était difficile de passer à côté des émotions bruyantes de Camille Prescott. Plusieurs fois lui reprocha-t-il ses effusions sentimentales d'un léger froncement de sourcil, mais l'amusement n'était pas loin, lui étirant légèrement les lèvres dans un sourire discret.
C'était plutôt rare les jeunes filles en son genre. Drôle, joyeuse, bavarde et énergique, alors que les filles, pour le tombeur, s'étaient généralisée à ennuyante, dramatique, susceptible et bruyante. Bruyante, Camille l'était certainement, mais quelque part elle ne déclenchait pas la lassitude et l'ennui qu'éprouvait généralement le Gryffondor après une discussion durant plus que quelques minutes.
Alors qu'il la soigna, il s'étonna de se sentir à ce point plus vieux que la jeune fille. Elle était pourtant en 5ème année et avait une allure tout à fait acceptable pour être considérée en tant que jeune femme plutôt qu'enfant. Ses mimiques et ses gémissements, aussi étranges et amusants lui donnaient des airs de bambin. Bien différent de certains 3ème années qui se permettaient de donner des conseils à leurs ainées comme d'égal à égal se rappela Sirius avec un peu de frustration.
Un sourire plus amer déforma son visage lorsqu'il écouta Camille parler de son père. Elle ne le connaissait pas plus qu'elle ne le connaissait lui, et pourtant, elle croyait en lui. Aussi sotte qu'elle parue aux yeux de Sirius, ses mots résonnaient aussi d'un certain courage. Mais le jeune Black était le dernier pouvant nourrir ses espoirs concernant son paternel, car au simple souvenir du sien, il grimaça. Lui aussi avait le sang de son père, mais cette idée le rongeait comme du poison plutôt que de l'animer d'une douce volonté d'aimer. Il l'observa un instant, silencieux, mais renonça à apporter son grain de sable dans les rouages ordonnés des rêves de la jeune fille.

La blessure était soignée, ils étaient tous deux plus ou moins vêtu et l'heure de regagner la sureté du château semblait avoir sonné. Dans l'espoir de détendre l'atmosphère, Sirius se releva et aborda un sujet qu'il savait, les amuseraient tous deux. Il n'avait pas encore vraiment saisi le sens des mots prononcés pas Camille à ses oreilles de canin, mais son sourire à la mention des Maraudeurs lui était revenu en mémoire. Il arbora ce même sourire de fierté et de témérité maline alors qu'il la questionna.
Qui à part les vrais Maraudeurs pouvaient connaitre le passage secret menant à La Cabane Hurlante ? Il avait été creusé spécialement pour le jeune Remus Lupin et le Saule Cogneur planté pour masquer l'entrée. La sortie du côté de la Cabane était bien moins dissimulée et protégée car peu de gens osaient s'y aventurer et y enquêter. Sirius eu une petite grimace lorsque la jeune fille comprit avec intelligence que le vrai Maraudeur était venu par une autre voie que la sienne. Son enthousiasme l'amusa mais il aurait préféré qu'elle ne se doute de rien.
"Ha ! Et ça se prétend Maraudeur ? Camille Prescott, vous me décevez grandement !" s'exclama-t-il d'un air hautain mais plaisantin. Il réfléchit un instant néanmoins. Il ne voulait pas révéler le passage car il savait qu'il ne permettrait seulement à l'imprudente de se rendre en ce lieu lugubre plus facilement. Et s'il lui venait l'idée de se balader un soir de pleine Lune ? L'épisode avec Rogue avait clairement banni cette mauvaise plaisanterie du registre de Sirius, de plus, même s'il ne regrettait pas pour la frayeur du Serpentard, il ne se le permettrait pas envers une jolie camarade de sa propre maison. D'un air songeur, il scruta le visage illuminé de la blonde comme pour l'évaluer. Oui, elle était tout à fait assez stupide, imprudente et poissarde pour emprunter le passage au mauvais moment. Pourtant, il aurait été bien plus simple de regagner le château par le tunnel plutôt que les rues sombres de Pré-Au-Lard. En dehors de Poudlard, qui sait sur qui les deux élèves pouvaient tomber. La solution le frappa alors, mais aucune satisfaction n'alluma ses traits. Au contraire, il sembla regagner son sérieux et une certain culpabilité remonta.

"Écoute, je sais que c'est une terrible chose à faire mais... Je ne peux pas te laisser tes souvenirs de cette nuit. Être Animagus... Ce n'est pas un secret qui m'est permit de révéler. Je suis désolé. Ne t'inquiète pas, je suis assez doué pour les sortilèges, Oubliette ne me posera pas de problème. Je pourrais effacer cet incident aussi... C'est comme si tu aurais dormit profondément toute la nuit. Tu n'y perd pas grand chose. On va emprunter le passage. Juste, tu ne t'en souviendra pas.
Dans sa voix, le ton de l'excuse était bien présent, mais il restait ferme pour montrer que ça n'était pas une négociation. Il n'avait ressortit sa baguette car le sortilège serait plus propre à jeter lorsque tous deux auraient regagner leur chambres. Avec élégance et délicatesse, il lui indiqua la porte abîmée de la chambre pour qu'elle le suive.
"J'espère que tu comprends." lui dit-il d'un ton qui ne se voulait pas menaçant. Il voulait juste que tout se passe bien sans qu'il ait l'angoisse de la voir s'enfuir en criant. Et puis après tout, à quoi bon qu'elle comprenne, il ne la laisserait pas s'en souvenir.
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Camille Bizard Black
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Mer 1 Aoû - 14:19

Et évidemment, ce qui devait arriver, arriva. L’air sérieux et la culpabilité que je pouvais lire envers mon jeune père me calma dans mon excitation. J’avais compris ce qu’il allait me dire avant même qu’il prenne la parole. Mon sourire disparu petit à petit, et je me calmais. Postée devant lui, je l’écoutais parler, mon air aussi sérieux que lui. Finalement, il décida de tout de même m’enlever la mémoire. Pour protéger son secret et me faire oublier mon agression. Je n’avais pas à m’inquiéter, il était doué pour les sortilèges. Sirius culpabilisait et ça se voyait sur lui. Néanmoins, il s’avère être aussi têtu que moi, encore une fois je vois de qui je tire. Tous les deux, lorsqu’on prend une décision, nous ne faisons pas marche arrière. Dans un sens je le comprenais, ce n’était pas une information que j’étais sensée avoir. Mais Sirius était un animagus, et dans ma situation actuelle, cette information était capitale. J’avais beau être insouciante, faire la folle, mais je n’en restais pas moins intelligente et perspicace. Si Sirius Black adulte avait pu s’évader de la prison d’Azkaban c’était sous sa forme de chien, si le ministère de la magie ne le retrouvait pas, c’était justement parce qu’il était un animagus non déclaré. Et enfin … si Sirius Black voulait tuer Harry Potter, il viendrait à Poudlard … sous sa forme de chien ! En d’autres termes, pour le reconnaitre, il fallait savoir qu’il est un animagus. Ainsi je pourrais me débrouiller pour le retrouver. Mais si je perdais cette information … même si je tombe sur lui par hasard … je ne le reconnaitrais pas. Je ne comprendrais pas que derrière le chien se cache Sirius Black, mon père. Mes espoirs, ma seule piste allait finalement s’envoler ce soir. Mais insister, promettre de ne rien dire ne servait à rien, Sirius avait prit sa décision. De plous j’avais enfin pu voir un autre visage de Sirius Black. Un jeune homme plus attentif, avec un côté plus doux. Maladroit certes, mais avec un bon fond. Un côté qui me plaisait beaucoup et qui me donnait l’espoir que mon père ne soit pas un assassin. Mais ses souvenirs aussi seront oubliés. Alors que cette nuit j’avais avancé, demain, je me retrouverais de nouveau à la case départ.

Laissant échapper un soupire, je secouais la tête. Moi je, moi je … je pensais peut-être un peu trop à moi dans cette histoire. Sirius ne voulait pas prendre de risque, c’était tout de même un secret important à préserver. Le secret des maraudeurs, et ça ce n’était pas rien. Et si par mégarde, je gaffais et laissait échapper l’information, c’est aussi mon père que je mettrais en danger. Ca je ne voulais pas.

Est-ce que je comprenais comme il l’espérait ? …. Peut-être. Toujours sans dire un mot, j’ouvris la porte de la chambre après être passée devant lui. Je serrais toujours mon appareil photo contre moi.

« Tu fais ce que tu veux, mais je garde la photo ! »

Lançais-je avec humour et d’une voix enjouée pour détendre l’atmosphère et chasser sa culpabilité. Par cette phrase, je lui montrais que je ne lui en voulais pas et qu’au final je comprenais. Même s’il est vrai que j’aurais préféré être égoïste et ne penser qu’à moi, mes ambitions et mes espoirs. Mais bon, pour mon père, je pouvais bien faire quelques sacrifices, n’est-ce pas ? Et puis ce n’était que partie remise. Je perdrais ses informations, pour en acquérir d’autres la prochaine fois. Si j’avais réussi à voir une autre personnalité chez Sirius Black une fois, j’y arriverais bien une seconde fois ! Et enfin je comptais sur ma ténacité légendaire et ma volonté de fer pour rechercher moi-même Sirius Black. Même si dans un futur proche, j’oublierais qu’il est un animagus, ça ne m’empêchera pas de le chercher. Je savais que même sans informations, je serais capable de retourner toute la forêt interdite ! Pour cause, il y a déjà quelques jours, j’avais décidé que je chercherais plus profondément dans la forêt et à pré-au-lard, les deux seuls endroits où mon père pouvaient se cacher. Enfin les deux endroits qui me venaient à l’esprit.
Sans me retourner, j’avançais dans le couloir jaunâtre, avant de reprendre la parole, d’une voix basse, hésitante mais douce.

« Sirius …. Je …. Tu sais je ….. Je voudrais …. »

Finalement, je me retournais vers lui, mon regard bleuté tellement triste et brillant. Une seule et unique larme coula le long de ma joue. Je m’approchais de lui et posa mon front contre son torse pour ne pas qu’il me voit alors que mes joues se tintèrent de rouge, sous la gêne d’être toujours autant émotive.

« J’ai tout de même une requête à formuler … J’ai confiance en toi, je sais que tu m’enlèveras de la mémoire juste ce qu’il s’est passé ce soir et je te laisserai le faire sans protester. … Mais … Mais je voudrais que demain, et les autres jours…. que tu ne m’ignores pas. Que tu ne fasses pas comme si tu ne me connaissais pas. Je sais que tu trouves cette demande étrange puisqu’on ne se connait pas plus que cela mais …. C’est tout ce que je te demande … en contre partie de ma mémoire. Je ne te demande pas de faire ami/ami avec moi … et je ne compte pas te coller non plus, ne t’en fais pas. Je veux juste que tu ne m’oublies pas ….. »

Et enfin, je m’écartais de Sirius, reculant de quelques pas, avant de le regarder avec défit et détermination.

« Quand à mon père, je suis désolée mais je ne suivrais pas ton conseil. D’après ce que j’ai appris, il veut la mort d’un de mes camarades à Poudlard ! Peut-être qu’il est là, qui sait … et si c’est le cas, je ne vais pas louper ma chance ! Je le chercherais dans toute la forêt interdite, et même pré au lard ! Un jour ou l’autre, je vais bien tomber sur lui, c’est obligé ! »

Ma décision était prise et rien ni personne ne me ferait changer d’avis. Sur ses paroles, je me retournais avec un air un peu rebelle, avant d’avancer droit devant moi, des pas vaillants et déterminés …. Avant de me retourner vers Sirius avec un grand sourire stupide aux lèvres.

« …… En fait, t’es obligé de passer devant moi, puisque je ne connais pas le chemin … ah ah …. »
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MessageSujet: Re: 7 ans de malheurs ! [PV Sirius]   Sam 4 Aoû - 20:45

Elle sembla comprendre ou du moins, elle le fit croire en cachant son désarroi dans un petit sourire charmant. Heureux de ne pas avoir à faire face à des cris ou des pleurs, Sirius le lui rendit, tout aussi doux et élégant, tel un écho. Acceptait-elle vraiment la chose ? Peut-être souhaitait-elle surtout se défaire de cette terrible agression ? L'élève ne s'attarda pas sur ces réflexions et la laissa passer.
Étrangement, la blague de la jeune blonde ne l'agaça pas et il rigola de bon cœur en la suivant dans le couloir. Bien sûr, il n'avait pas l'intention de lui laisser une photo de lui torse-nu. Ça n'était pas vraiment l’image qui le gênait, mais comme s'expliquerait-elle d'avoir prit un cliché d'une soirée dont elle ne se souviendrait pas ? Mais l'heure n'était pas à savoir ce qui resterait ou non de cette soirée en la possession de Camille, il fallait simplement regagner le château.
Mais alors qu'il se sentait détendu et confiant concernant la conclusion de cette sortie, ce fut d'une voix hésitante que la Gryffondor vint interrompre son rire. Voulait-elle cette photo à ce point, se demanda-t-il surprit alors qu'elle se retournait, les yeux humides. Sa larme le troubla grandement car la vue de ces petites perles de tristesse sur le visage féminin avait pour effet de lui donner envie de prendre ses jambes à son cou. Mais cette seule larme, lente et brillante, coulant sur la joue rose pâle de Camille était inconfortablement hypnotique. Figé, il la laissa à nouveau s'approcher de lui et l'enlacer, comme lorsqu'il était en forme de chien. Gêné, il se laissa approcher sans pourtant répondre d'une quelconque forme de tendresse. Immobile, patient, il l'écouta en guettant chaque fin de phrase comme étant celle qui les détacherais de ce contact déplacé.

"O-Oui biensûr." balbutia-t-il pour répondre aux demandes étranges de sa camarade. Il souffla et s'éclaircit la gorge lorsqu'il put s'éloigner d'elle. Un frisson lui parcouru le corps et il se rendit compte qu'il avait étrangement froid. Un peu à la manière d'un chien, il s'ébroua pour chasser la sensation étrange qui l'avait emplis. "C'est pas à moi qu'on va effacer la mémoire." ajouta-t-il en plaisantant, espérant regagner l'ambiance agréable et légère qu'ils venaient de quitter.
"Bah, c'était juste un conseil. J'suis pas ton père après tout." ajouta-t-il alors que la conversation reprenait une direction plus plaisante. Même si entendre que le concerné comptait venir tuer un élève de Poudlard le choqua au premier abord, Sirius se convainquit rapidement que ce devait-être une exagération d'adolescente. Qui voudrait tuer un gamin, et à Poudlard qui plus est ? Une mauvaise idée vint lui voiler le sourire un instant. Et si c'était James qu'on était venu chercher ? Après tout, il était sensé être mort. Mais non.
Les professeurs étaient certes une espèce d'adultes très ennuyeuse, ils n'en étaient pas moins doués et compétant. Et on ne rentrait dans l'enceinte du château si facilement, sauf si on faisait partie des Maraudeurs et connaissaient tous les secrets de Poudlard. "T'inquiète pas pour ton copain, il risque rien à Poudlard. Sauf s'il me soule particulièrement." et en grimaçant, il claqua de la mâchoire. Il y avait bien quelques élèves de cette époque qui, selon lui, méritait une petite leçon de respect et d'humilité.

Regagnant son sourire, il se remit en marche derrière la jeune fille mais du s'arrêter une nouvelle fois. Alors qu'elle se retournait à nouveau, il cru d'abord devoir à nouveau faire face à ses étranges angoisses, mais son sourire stupide le fit éclater de rire. Il passa devant et se retournant à son tour, il sourit à la jeune fille avec malice et mystère. "Suivez le guide !"
Il descendit donc l'escalier qu'ils avaient tous deux gravit et découvrit l'étage inférieur jonché de débris de bois. Soupirant, il jeta un faux regard de reproche à Camille et sortit sa baguette. D'un réparo, il remit en place la porte explosée sur l'armoire. Le Maraudeur préférait ne pas avoir à faire face à des questions lorsque le groupe viendrait pour une nouvelle pleine Lune. D'ailleurs, parlerait-il de cette sortie à ses amis ? Non. Il allait l'effacer de celle de Camille, ça n'était pas pour la raconter à trois autres personnes.
Une fois devant le passage, il s'arrêta et observa la surface cabossée et abîmée du parquet. Il était invisible, mais en connaissant les bonnes lattes, il était facile de repérer la trappe menant au passage. En s'ouvrant, celle-ci n'émit aucun grincement bien que le bois semblait vieux et pourri à souhait. C'était bien la seule chose qui ne grinçait pas dans la Cabane Hurlante. En dessous, le passage mi-terreux, mi-rocheux, ressemblait à un sombre tunnel de terrier d'animal. Tout sourire, Sirius se retourna pour observer la réaction de Camille à cette grande découverte.

Il s'engouffra en premier dans le passage trop bas pour y marcher debout mais assez haut pour ne pas avoir à ramper. Habitué, Sirius progressait rapidement dans le noir, le dos courbé et les genoux pliés. Bientôt, la lueur de la Lune éclaira le sol, révélant la sortie juste au dessus. Sautant hors du tunnel, le jeune homme s'assit sur une des grosses racines du Saule Cogneur et attendit la petit blonde. D'ordinaire, il aurait titillé le vieil et acariâtre arbre de squatter sous ses branches, mais cette fois-ci il ne prit aucun risque et appuya directement sur la racine de son talon, plongeant le gardien du passage dans un sommeil forcé. La Lune était croquée pourtant le ciel était très clair en cette nuit et la lumière permit au guide d'apprécier toute l'ampleur de la réaction de la jeune fille lorsque celle-ci reconnu les parc et l'arbre de Poudlard.
"Planté spécialement pour éloigner les petites blondes. Peut-être devraient-il en planter un autre à l'entrée de la Cabane Hurlante." plaisanta-t-il avec légèreté.
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7 ans de malheurs ! [PV Sirius]

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